Oser sauver à l'école: le projet qui apprend à des élèves du secondaire les gestes de premiers secours

Oser sauver à l’école: le projet qui apprend à des élèves du secondaire les gestes de premier secours
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Chaque année, plus de 70 000 décès dus à une crise cardiaque sont recensés à travers l’Europe et les États-Unis. Cependant, moins de 20% des témoins présents lors de ces incidents sont capables de réagir efficacement. Afin de parer à ce manque de formation, l’Université de Liège et la Ligue Francophone Belge de Sauvetage se sont associées au collège Saint-Benoit - Saint-Servais pour créer un projet baptisé "Oser sauver à l’école". L’objectif poursuivi est d’apprendre à des élèves de rhéto les gestes de premiers secours à apporter en cas d’urgence.

6 séances pour sauver une vie

L’apprentissage de ces gestes passe par un cycle pédagogique de 6 séances dispensées dans le cadre du cours d’éducation physique: "On évalue d’abord la connaissance des élèves avec un questionnaire. Ensuite, on évolue progressivement au fil des séances, où ils vont apprendre les différentes techniques de premiers secours par le biais d’ateliers pratiques, avant de conclure avec une mise en situation réelle sur un mannequin d’entrainement" explique Charlotte Laurent, professeure d’éducation physique au Collège Saint-Benoit – Saint-Servais.

"On évalue les élèves en début et en fin de cycle" poursuit Alexandre Mouton, chargé de cours adjoint en Sciences de la motricité à l’Université de Liège. "On voit une très grosse progression. Globalement, les compressions sont de qualité et le placement des électrodes du défibrillateur est également très bon. Ces deux gestes sont vraiment à maîtriser. Ils vont chacun permettre de tripler les chances de survie de la victime".

Un engagement pédagogique à long terme

A terme, le souhait des promoteurs du projet est d’intégrer la formation au programme du cours d’éducation physique et d’en faire une activité obligatoire. Pour les élèves, l’idée est presque évidente: "Je pense qu’on devrait déjà commencer à apprendre dès la primaire les petits gestes qui peuvent sauver une vie, comme apprendre à sauver quelqu’un qui s’étouffe par exemple" conclut Emilie, une élève de rhéto.

Cinq autres établissements de la province de Liège participent également au projet.

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