ORW: entre rire et larmes avec "La Bohème" de Puccini

La saison de l'Opéra Royal de Wallonie se clôture avec un grand classique du répertoire lyrique italien: "La Bohème" de Giacomo Puccini. Un chef-d'oeuvre où la joie se mêle au chagrin,  créé à Turin à la fin du 19ème siècle, transposé ici dans le Paris de l'immédiat après-guerre, en décembre 1945. Un choix du metteur en scène et par ailleurs directeur de l'ORW, Stefano Mazzonis di Pralafera:   "C'est un moment de renaissance, d'espoir et d'ébullition, d'effervescence culturelle. Pensons à tous les artistes-peintres, musiciens, écrivains- qui étaient présents dans la capitale française à cette époque: Picasso, Stravinsky,  Poulenc, Hemingway...et puis bien-sûr Sartre, Simone de Beauvoir...  La bohème, c'est aussi la vie d'artiste, celui  qui vit d'amour et d'eau fraîche...car tous ces artistes insouciants, enthousiastes et particulièrement inspirés étaient aussi, pour la plupart, complètement fauchés".

"La Bohème", c'est aussi une grande histoire d'amour entre Rodolpho et Mimi.  Une histoire d'amour contrariée par la pauvreté et la maladie. Une relation qui voit le jour dans une petite  mansarde située, sans doute, dans le  célèbre et emblématique Quartier Latin. Un drame par excellence, magnifique, à l'image de "Manon Lescaut ou de "Tosca". Chez Puccini, le sens du drame est naturel,  comme l'explique si bien le maestro, Directeur Musical de l'ORW, Paolo Arrivabeni: "Puccini a une telle classe,  qu'il n'a pas besoin de faire des effets d'écriture pour émouvoir le public, pour le prendre aux tripes. Même si l'orchestre joue fortissimo, c'est extrêmement délicat. Diriger une oeuvre de Puccini et en particulier "La Bohème", c'est un immense plaisir pour un chef d'orchestre qui, en quelque sorte, devient un peintre qui cherche les couleurs".

"La Bohème",  un opéra qui arrachera  certainement quelques larmes. "Avec quatre accords, Puccini réussi à faire pleurer" ajoute en souriant le metteur en scène Stefano Mazzonis di Pralafera. Le compositeur lui-même en aurait versé après avoir terminé l'écriture du dernier acte, marqué par la mort de Mimi.

Les deux rôles principaux, ceux de Mimi et de Rodolpho- qui font l'objet d'un double casting- sont notamment interprétés par Patrizia Ciofi, soprano italienne de renommée internationale et par le ténor liégeois Marc Laho.

A découvrir du vendredi 17 juin au dimanche 26 juin.

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