Opéra Royal de Wallonie : le public rajeunit

Non, l'opéra n'est pas ringard ! Les responsables de l'Opéra Royal de Wallonie à Liège, en sont en tout cas persuadés : les jeunes aussi peuvent s'y intéresser. Depuis plusieurs années, l'opéra mène différentes actions pour attirer un public plus jeune. Des ateliers pédagogiques sont organisés et des tarifs attractifs proposés aux enfants et adolescents mais aussi aux jeunes adultes jusqu'à 32 ans. Une politique qui semble porter ses fruits : il y a dix ans, seul un spectateur sur dix était âgé de moins de 32 ans. Aujourd'hui, c'est le double, soit 20% du public.

Zazie : d'abord sceptique, puis curieuse, enfin conquise

Les élèves de l'Athénée Royal Charles Rogier à Liège, arrivent au compte-goutte dans le hall de l'opéra. Leur professeure de français leur a proposé d'assister à la Traviata, sur base volontaire, personne n'est contraint d'être ici. Pour la plupart de ces élèves de quatrième secondaire, c'est une grande première. "C'est quelque chose qui ne m'intéressait pas du tout au départ", reconnait Zazie. "Mais finalement je me suis dit : pourquoi pas essayer, aller voir ce que c'est". Avant de prendre place dans leur loge, les élèves ont droit à une visite privée de l’opéra. Quelques explications au sujet du bâtiment, un saut sur la scène.

Fin du premier acte. Au moment de l’entracte, nous retrouvons une Zazie enchantée, comme la plupart de ses camarades : "C’est impressionnant la puissance que les acteurs ont dans leur voix. Ça m’a donné envie de revenir à la première occasion, sans hésitation", s’enthousiasme la jeune fille de 15 ans.

Des jeunes plus conservateurs que leurs aînés

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les jeunes ne sont pas demandeurs d’un opéra modernisé. Certains se montreraient même plus traditionalistes que leurs aînés. " Les jeunes viennent à l’opéra pour rêver " martèle Stefano Mazzonis di Pralafera, le directeur général de l’opéra. " Ils ne veulent pas voir des gens habillés avec des costumes achetés dans des grandes surfaces mais ils veulent voir de vrais costumes, des costumes de rêve. Par contre ils veulent que nous utilisions des techniques d’aujourd’hui, comme des projections par exemple ".

Les grands classiques comme la Traviata de Verdi, seraient aussi une bonne porte d’entrée pour un public non initié, attiré par des airs rendus célèbres par le cinéma et la publicité.

 

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