Nucléaire: la Région wallonne se dirige vers un refus du "stockage à sec" à Tihange

L'administration wallonne rend un avis très négatif sur le projet d'entrepôts de combustibles usagés
L'administration wallonne rend un avis très négatif sur le projet d'entrepôts de combustibles usagés - © Michel Gretry

Les échéances approchent, pour décider d’autoriser ou non le "stockage à sec" du combustible usagé de la centrale nucléaire de Tihange. Depuis le début, les barres sont refroidies puis déposées dans des piscines, en attente d’un enfouissement géologique. Mais elles sont pleines, presque à saturation. Et le gouvernement n’a toujours pas déterminé, ni techniquement, ni géographiquement, l’endroit où vont finir ces déchets hautement radioactifs. D’où la demande de construire trois nouveaux entrepôts pour les conserver, mais pas dans l’eau. Selon nos informations, la Région wallonne s’apprête à refuser.

En tout cas, l’administration de l’aménagement du territoire a transmis un premier rapport très négatif aux autorités fédérales en charge du contrôle nucléaire. Les bourgmestres et échevins hutois en ont été récemment informés. Le département de l’urbanisme se base notamment sur les avis défavorables de plusieurs communes du voisinage, sur le nombre des réclamations citoyennes, et sur des imprécisions techniques dans la demande de permis.

Pour le reste, le dossier est presque complet : il ne manque plus que la position du ministère fédéral de l’énergie qui, visiblement, tarde à se prononcer. Or, la décision doit tomber avant le dernier samedi de septembre. C’est un décret qui l’impose.

A ce moment, un problème de procédure risque d’ailleurs de se poser. Qui est compétent pour trancher ? Le nouveau système de gestion des combustibles usés, avec stockage sur place dans des conteneurs transportables, est nécessaire pour poursuivre l’exploitation de Tihange. Mais ce projet rentre-t-il dans la catégorie des motifs impérieux d’intérêt général ? De la réponse à cette question, dépend le niveau de pouvoir qui, au final, va prendre la responsabilité d’autoriser, ou pas, une technologie qui doit "tenir" quatre-vingts ans…

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