Nouveau bio monitoring pour les riverains du Coin de terre de Bressoux

Après les usagers des potagers, ce sont les riverains qui vont faire l'objet d'un bio monitoring
Après les usagers des potagers, ce sont les riverains qui vont faire l'objet d'un bio monitoring - © RTBF - Erik Dagonnier

L’an dernier, l’Institut scientifique de service public, l’Issep, confirmait une concentration anormalement élevée de métaux lourds dans le corps des usagers des potagers du Coin de terre à Bressoux, près de Liège. La source de ces métaux n’est toutefois pas encore connue avec certitude. D’où une nouvelle étude qui va être réalisée en juillet et août et pour laquelle 100 volontaires sont recherchés.

En 2018, l’Issep a réalisé une étude qui a révélé des concentrations élevées en plomb, en cadmium et en arsenic chez des personnes qui ont un lien avec le Coin de terre de Bressoux. Notre idée maintenant, c’est de réitérer l’étude mais cette fois-ci auprès de personnes de plus de 18 ans qui habitent Bressoux mais qui ne fréquentent pas le Coin de terre et qui ne consomment pas les fruits et légumes qui y sont produits ", explique Patrick Maggi, chargé de projet environnement et santé à l’Issep.

Il s’agit en fait plus d’un principe de précaution que d’une crainte réelle de contamination pour ces riverains non-utilisateurs. " L’objectif c’est d’obtenir des données robustes qui vont pouvoir nous amener à déterminer les sources de ces imprégnations. Est-ce que cela provient de l’eau, du sol, de l’air ou encore des aliments que les riverains consomment ? Nous allons comparer les résultats des personnes qui ont participé au premier bio monitoring l’année dernière avec les résultats des personnes que nous allons dès à présent recruter ", détaille-t-il.

Une pollution à ce type de métaux lourds peut avoir des conséquences négatives sur la fonction rénale.

La participation à cette étude est entièrement gratuite. Elle consiste en une analyse d’urine et de sang ainsi qu’en un petit questionnaire. Les participants seront informés des résultats. Les volontaires peuvent contacter l’Issep via le mail biomonitoring@issep.be. Un toute-boîte sera distribué dans ce quartier ce vendredi et ce lundi afin de présenter la démarche.

Archives: Journal télévisé 09/01/2019

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