Noir Jaune Blues et après? Malmedy, une commune à facilités pour les germanophones

Noir Jaune Blues: Malmedy, une commune à facilités pour les germanophones
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Noir Jaune Blues: Malmedy, une commune à facilités pour les germanophones - © RTBF - Thierry Vangulick

Malmedy fait partie des Cantons de l'Est. Mais pas de la région germanophone. Là-bas, on y est francophone et même Wallon. Ce qui n'empêche pas Malmedy d'être une commune à facilités pour les germanophones. Ils représentent officiellement 2% de la population, mais en réalité, ils sont plus près des 8%. A la maison, ils parlent l'allemand, dans certains commerces également. Et tout se passe bien.

Une richesse de pouvoir parler deux langues

Betty n'est pas une touriste venue acheter son pain par hasard chez Beatriz Willems. Toutes deux font partie de la communauté germanophone de Malmedy. Souvent des gens venus des Cantons de l'Est, installés ici parfois par amour, pour la qualité de vie, ou pour l'éducation des enfants: "On est bilingues, et avec les gens qu'on connait qui parlent l'allemand, on parle l'allemand, et avec les autres, on parle en français, c'est tout à fait normal. A la maison, on parle l'allemand. Avec les enfants, on a toujours parlé l'allemand, et aussi avec nos petits-enfants, parce qu'on trouve que c'est une richesse de pouvoir parler deux langues".

Ça facilite la possibilité de trouver un emploi

Il y a aussi l'héritage du passé. Malmedy a été prussienne pendant un siècle et presque chaque famille compte un aïeul allemand. Cécile est la fille de Betty. Elle est institutrice et a d'ailleurs donné cours d'allemand à l'école: "Pendant quelques années, j'ai donné cours en primaire et aussi en maternelle. Ça facilite bien sûr la possibilité de trouver un emploi si on a la seconde langue, c'est important".

Alors, bien intégrés? Quelle que soit la langue, les germanophones le disent: "Malmedy, freuen wir uns", "A Malmedy, on est heureux!".

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