Nathalie Maillet: une architecte-pilote à la tête du circuit de Spa-Francorchamps

Nathalie Maillet, nouvelle directrice générale du circuit de Spa-FRancorchamps
Nathalie Maillet, nouvelle directrice générale du circuit de Spa-FRancorchamps - © rtbf

Dès le 1er juillet, c'est une femme qui pilotera la destinée du circuit de Spa-Francorchamps. Son nom: Nathalie Maillet. Née en France, habitant au Luxembourg, Nathalie Maillet a été contactée par le bureau de recrutement chargé de trouver un nouveau directeur pour l'anneau ardennais. D'abord surprise, elle a finalement émergé parmi une centaine de candidats et elle a décidé de relever ce nouveau challenge professionnel dans une vie déjà bien remplie.

Nathalie Maillet est diplômée de l'université de Londres. Elle est à la tête d'un cabinet spécialisé dans l'éco-architecture qui a travaillé sur de nombreux projets industriels. Mais elle le dit directement: "J'ai deux passions l'architecture et le sport automobile". Née dans une famille de pilotes (son père, son mari et un oncle directeur de circuit), elle connait le monde du sport automobile. "J'ai commencé assez tard à piloter, à 33 ans, et en 2004, ma première course c'était ici à Francorchamps". L'organisation de courses, la responsabilité d'une équipe, c'est d'ailleurs son autre société "mais là, au quotidien, ce ne sera plus possible, je vais me consacrer à 125% au circuit maintenant".

Faire revenir le public en masse

"Mon objectif est de tirer le circuit vers l'excellence, d'attirer plus de public, un autre public aussi pas seulement celui lié aux courses, permettre aux familles de venir aux circuit, de le visiter, d'expérimenter également". La nouvelle directrice souhaite plus de shows qui attirent le visiteur, organiser des week-ends à thèmes, s'ouvrir à d'autres sports moteurs, à d'autres séries qui ont, dit elle, "un vrai public". Nathalie Maillet a même certaines idées déjà très concrètes comme de mettre en évidence le passé du circuit, de faire découvrir aux jeunes générations tous ces champions qui ont fait les belles heures du sport automobile belge.

Elle voudrait aussi que le virage du mythique raidillon fasse à nouveau vibrer le public: "Je suis consciente de la nécessité d'assurer la sécurité mais pour avoir parcouru de nombreux circuits aux États-Unis par exemple, c'est la proximité avec la piste qui fait vibrer le public, qui attire le monde. Je veux que l'on reconsidère le sport automobile comme un sport extrême, que le raidillon devienne, c'est une image, une véritable salle de spectacle".

Circuit en bénéfice

La nouvelle directrice générale hérite en tout cas d'un circuit restructuré. Depuis quelques temps, le circuit c'est une seule entité qui comprend l'immobilier et le sportif. En dehors de la F1 pour laquelle la Région wallonne allonge toujours 6 millions par an pour le prix du plateau, le circuit, lui, n'est plus dans le rouge. Il est occupé quasi toute la saison. Il a même dégagé 2 millions de bénéfices en 2015 ce qui a permis de réinvestir dans l'achat de bois et terrains tout autour et de poursuivre certains aménagements. Pour son propriétaire, la Région wallonne, il faut maintenant que le circuit devienne un véritable moteur économique régional, que l'activité tout autour se développe. "Les résultats dans ce domaine ne sont pas encore à hauteur de nos espérances", reconnait Jean-Claude Marcourt, ministre wallon de l’Économie en pointant la trop faible activité au zoning de Ster ou le projet oublié de zone d'activité à Blanchimont, "ça doit changer".

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