Messes enregistrées, heures d'ouverture pour la prière personnelle: les églises s'adaptent au coronavirus

La Collégiale de Amay
La Collégiale de Amay - © Google maps

Le confinement, c'est aussi l'absence de messes. Seuls les enterrements et les mariages en comité très restreint sont encore autorisés.

Pour les fidèles, la situation n'est pas facile. Si, en France, on manifeste pour la réouverture des églises, chez nous, on s'adapte. Et les portes de certaines églises restent encore entrouvertes.

Un moment de pause, de paix, et de sérénité

Les cloches ont bien sonné à 10 heures à Amay, mais dans la Collégiale, pas de messe. L'église, c'est évidemment la maison de Dieu, mais aussi de tous. C'est ce qu'ont tenu à souligner des bénévoles en ouvrant quelques heures par semaine les lieux à tout un chacun.

"On ouvre pour répondre au souhait des personnes qui passent pour se reposer un peu,confie, Jean-Louis Matagne, bénévole. Je suis allé hier lire mon journal. J'ai eu la surprise de voir que pas mal d'habitants se sont joints à nous pour un moment de pause, de calme, de paix, et de sérénité. La Région wallonne, c'est-à-dire nous tous, avons consacré 130 millions d'anciens francs belges pour restaurer cet édifice. Il appartient à tous."

On peut y passer 10 minutes, une demi-heure, mais toujours avec un maximum de 4 personnes.

Une messe enregistrée à Bouge

Dans cette église de Bouge, le curé maintient lui le contact avec ses fidèles : téléphone, mails, et même messe enregistrée. "Il y a des messes qui passent à la télévision et on s'est dit que le fait de voir les images de notre paroisse, ça ferait beaucoup de bien à nos chrétiens. En venant à la messe, on vit la fraternité. Et ça, ça manque. Mais je trouve que c'est bien de voir qu'au niveau de notre paroisse, nous avons pris cette initiative".

Deux initiatives et un seul objectif : une pause, un réconfort, un apaisement, en cette période si particulière.

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