Une action collective contre VW? Moins cher pour un cas à l'enjeu limité

Les propriétaires de véhicules concernés par la manipulation informatique devraient se fédérer en ASBL pour poursuivre collectivement le constructeur automobile allemand. C'est du moins ce que suggère l'avocat liégeois Me Misson. Pour lui, l'intérêt serait multiple : "Chaque membre paierait une cotisation à l'ASBL et celle-ci prendrait en charge, soit la négociation, soit le procès. C'est de l'efficacité et une économie de moyens. Il faut savoir que l'enjeu dans ce cas est limité. Il est certainement inférieur au coût d'un éventuel procès. Se regrouper en ASBL coûterait donc nettement moins cher".

Par ailleurs, la Région wallonne et la Région flamande avaient évoqué il y a quelques jours une éventuelle action en justice. Mais le ministre fédéral de l’Économie, Kris Peeters, avait recommandé la prudence: "Soyons prudents avec le lancement d'actions en justice et attendons le plan d'action de VW. Nous devons être bien conscients que 8600 personnes travaillent pour le groupe VW. Je suis préoccupé par l'incertitude dans laquelle vivent ces personnes et nous ferons tout notre possible pour garantir le maintien de ces emplois".

A côté de l'emploi, Me Luc Misson pense plutôt à la défense des consommateurs. Il connait d'ailleurs bien la question car il est l'avocat d'une action collective concernant les panneaux photovoltaïques. A l'heure actuelle, aucun consommateur n'a encore contacté Me Misson pour éventuelle action en justice.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK