Manifestations syndicales en région liégeoise et verviétoise

Manifestations syndicales en région liégeoise et verviétoise (ici place de l'Opéra)
Manifestations syndicales en région liégeoise et verviétoise (ici place de l'Opéra) - © CSC Liège Verviers Oostbelgien

De nombreuses actions ont été menées dans toute la région liégeoise par les syndicats ce jeudi afin de réclamer une hausse des salaires et une reconnaissance des travailleurs dans le cadre de l'accord interprofessionnel 2021-2022. La hausse salariale de 0,4% qui est prévue est prise comme une insulte. Les syndicats militent également pour une hausse du salaire minimal à 14 euros grâce à la constitution d'un fonds de solidarité.

C'est à Liège que les plus grosses actions ont eu lieu, avec des rassemblements et des prises de parole de la CSC à 11h00 place de l'Opéra et de la FGTB sur l'Espace Tivoli, où plusieurs centaines de personnes vêtues de rouge ont manifesté leur colère.

Le porte-parole du PTB et homme politique liégeois, Raoul Hedebouw, était présent. Il a déposé hier avec le député socialiste Marc Goblet une proposition de loi visant à modifier celle de 1996 relative à la promotion de l'emploi et à la sauvegarde préventive de la compétitivité.

Jean-François Ramquet, le secrétaire régional interprofessionnel de la FGTB Liège-Huy-Waremme, estime cette situation d'injuste, qualifiant les employeurs de "Nouveaux Misérables": "Les employeurs, c'est Cosette, ils disent qu'il manque de liquidités mails ils ont bénéficié du chômage temporaire. Par ailleurs, plus de 800 entreprises sur Liège Huy-Waremme ont versé en 2019 plus de dividendes que de bénéfices".

Le secrétaire a promis d'autres actions ou grèves dans le futur si l'accord échoue: "Après ce que la population a vécu avec la pandémie, lui donner une aumône, c'est injurieux et contre-productif".

Ce chiffre de 0,4% correspond à 6 euros brut pour le salaire minimum interprofessionnel garanti, 13 euros brut pour un salaire médian et en moyenne 9 euros pour les travailleurs dits "essentiels", a calculé la FGTB.

A Verviers et à Eupen, c'est la CSC qui s'est mobilisée dans l'espace public. Elle a mené une action de sensibilisation dès 7h30 aux ronds-points situés aux entrées des deux centres-villes en déployant notamment des banderoles le long des routes pour rappeler qu'une marge salariale de 0,4% est "tout simplement inacceptable".

Sur les calicots, on pouvait lire que cela ne représentait "même pas un sac de pommes de terre par mois, même pas trois paquets de pâtes, même pas un paquet de poudre à lessiver, même pas un boulet-frites".

Des prises de parole ont ensuite eu lieu d'abord à Eupen, au Friedenspark, puis à Verviers, sur le parking du hall des Sports de Gérardchamps.

Marc Niessen, secrétaire régional CSC Liège-Verviers-Ostbelgien, a expliqué: "Une fois de plus, le banc patronal veut utiliser cet accord pour museler toutes les négociations collectives dans le secteur privé pendant les deux prochaines années. 0,4%, en termes de salaire, cela signifie à peu près le prix d'un masque FFP2 par mois. C'est une gifle pour tous les travailleurs des secteurs essentiels qui, depuis le début de la crise Covid, travaillent dur dans des conditions particulièrement difficiles, contribuant ainsi au succès de leurs entreprises ! Nous ne nous contenterons pas de cacahuètes !".

Des rassemblements statiques ont également eu lieu dans le zoning industriel de Thimister-Clermont, où 155 emplois sont menacés chez Sulzer après l'échec des négociations survenu en février.

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