Malgré covid-19, à cause de covid-19, du chômage temporaire dans les hôpitaux

La clinique André Renard, l'un des établissements que les réquisitions Covid-19 inquiètent
La clinique André Renard, l'un des établissements que les réquisitions Covid-19 inquiètent - © Tous droits réservés

C’est un fameux paradoxe : la gestion actuelle de la crise sanitaire met les hôpitaux en grande délicatesse financière. Le gouvernement a décidé d’arrêter les consultations et les opérations non urgentes. Mais les tirent entre un cinquième et un quart de leurs ressources des honoraires médicaux. Depuis quelques jours, plus rien n’est facturé, plus rien ne rentre. Ou presque. Des compensations ont été promises, mais si les mesures d’urgence se prolongent, elles ne vont pas suffire. Les gestionnaires d’établissements, aux quatre coins du pays, savent que l’année va plus que probablement être déficitaire, et qu’ils ne peuvent continuer à payer des gens à rester à la maison. Ils ont commencé à mettre des employés en chômage temporaire.

C’est le cas, largement, en région bruxelloise et dans le namurois. Dans l’agglomération liégeoise, le groupe CHC a entamé les démarches pour trente-six de ses travailleurs, avant, en fin de semaine, de suspendre la procédure : les intéressés sont priés de se présenter normalement ce lundi. Ailleurs, Reine Astrid à Malmedy ou André Renard à Herstal, les conseils d’administration se disent préoccupés.

Le front commun syndical a sollicité, et a fini par obtenir, une rencontre avec la ministre fédérale de la santé. Mais la demande de garantir les subventions au niveau prévu dans les budgets même si les activités de polyclinique diminuent, s’est heurtée à un refus. Ce qui risque d’accentuer le phénomène de mise en chômage temporaire. Du personnel administratif serait pourtant très utile dans les prochains jours pour soulager les infirmiers et infirmières de la part du boulot non directement liée aux patients.

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