Liège, Verviers, Seraing : interdiction de visites en maisons de repos

Les visites? Trop de risques pour les résidents et le personnel
Les visites? Trop de risques pour les résidents et le personnel - © © ERIC LALMAND - BELGA

Mercredi, le conseil national de sécurité a décidé de prolonger le confinement mais également de l’assouplir pour les maisons de repos.

C’est ainsi, qu’en principe, un membre de la famille, toujours le même, peut rendre visite à un pensionnaire en prenant toutes les précautions nécessaires et pour autant qu’il ne présente aucun symptôme (toux, fièvre, ..)depuis quinze jours. Une décision prise en concertation avec les régions a expliqué la première ministre et dans un souci de plus d’humanité.

Mais voilà, ce jeudi, le nombre de décès dus au covid 19 reste important et surtout justement dans les maisons de repos. Tout le personnel et tous les résidents n’ont pas encore pu être testés. Les maisons de repos sont débordées, manquent de personnel aussi pour organiser pratiquement et en toute sécurité ces visites.

Risque trop élevé

Après avoir pris l’avis de différentes maisons de repos et de la cellule communale de crise, le bourgmestre de Liège Willy Demeyer prépare un arrêté interdisant toutes les visites dans les lieux d’hébergement sur le territoire communal. Liège estime que la décision d’autoriser à nouveau des visites, même très limitées, représente un risque très élevé de propagation du virus, tant pour les résidents que pour le personnel.

La même décision de ne pas appliquer l’assouplissement annoncé hier a également été prise par Muriel Targnion et Francis Bekaert, les bourgmestres de Verviers et de Seraing.

Les 3 bourgmestres se disent conscients de la situation difficile de ces aînés confinés, sans lien direct avec leur famille, mais l’objectif est de protéger ces résidents et la personne.

Les bourgmestres estiment que tant que le nombre de tests pour déterminer les personnes atteintes ou porteuses du virus ne sera pas suffisant, le risque reste trop important. Des dérogations, à Seraing notamment, pour les pensionnaires en fin de vie seront toutefois possibles.