Liège: un permis autorisant le Standard à aménager des parkings contesté

La zone concernée. En haut à droite, le stade du Standard. En bas à gauche, le site prévu pour le nouveau parking, avec les bâtiments à démolir et les maisons des deux requérantes. Entre les deux, la rue de la Centrale et le terrain sur lequel doit être aménagé un vaste parking couvert par une esplanade.
La zone concernée. En haut à droite, le stade du Standard. En bas à gauche, le site prévu pour le nouveau parking, avec les bâtiments à démolir et les maisons des deux requérantes. Entre les deux, la rue de la Centrale et le terrain sur lequel doit être aménagé un vaste parking couvert par une esplanade. - © Google maps

Deux riveraines du stade de Sclessin contestent le permis d'urbanisme accordé par le fonctionnaire délégué de la Région Wallonne au Standard de Liège en vue de l'extension d'un parking existant et de la création d'un nouveau. Elles ont déposé un recours en annulation et une demande de suspension au Conseil d'Etat. Elles craignent des nuisances. La réalisation du projet laisserait leurs maisons isolées et totalement, ou presque, entourées par les parkings et leurs accès.

Dans le cadre de son grand projet de réaménagement et de modernisation du stade Maurice Dufrasne, le Standard veut notamment aménager, entre le stade et la rue de la Centrale, un vaste parking qui sera couvert par une esplanade sur laquelle les supporters pourront se rassembler et festoyer. Cette zone sert déjà partiellement de parking. On y trouve aussi l'ancien terrain du Standard Femina. Le club veut par ailleurs créer un nouveau parking de l'autre côté de la rue à la place de bâtiments inoccupés à démolir, soit juste à côté des maisons des deux requérantes. Celles-ci ont découvert le projet après l'octroi du permis d'urbanisme en décembre dernier. La procédure s'est en effet déroulée sans enquête publique et sans réalisation d'étude d'incidence. Les deux riveraines estiment que pour un tel projet, il aurait justement fallu demander une étude d'incidence, pour que soient prises en compte les nuisances qu'elles s'attendent à subir. Si elles contestent le projet dans sa forme actuelle devant le Conseil d'Etat, c'est dans l'espoir d'obtenir mieux, explique leur avocat, mieux c'est-à-dire un projet plus compatible avec de l'habitat ou alors le rachat de leurs maisons.

 

 

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