Liège: un kicker géant contre Nike et Adidas sur la place Saint-Lambert

Tournoi de kicker géant sur la Place Saint-Lambert
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Tournoi de kicker géant sur la Place Saint-Lambert - © JESSICA DEFGNEE - BELGA

A trois jours du coup d'envoi de la Coupe du Monde, "achACT" (Actions Consommateurs Travailleurs), la plateforme de 22 organisations belges francophones (ONG, syndicats...) qui militent pour l'amélioration du travail dans l'industrie textile mondiale, organise un tournoi de kicker géant sur la Place Saint-Lambert dans le cadre de sa campagne: "le Mondial des Droits Humains". Une campagne qui entend dénoncer le salaire de misère de dizaines de milliers de femmes qui, en Asie, travaillent pour Adidas et Nike, les deux grands principaux fournisseurs d'équipements des équipes de football.

"On ne va pas tout supporter !" C'est le message adressé aux deux géants des marques d'équipement sportif explique Jean-Marc Caudron, porte-parole achACT : "Aujourd’hui, nous n’acceptons plus que des femmes qui fabriquent des maillots et des chaussures de foot ou n’importe quel produit de sport de vos marques, gagnent un salaire de misère. Par exemple, les travailleuses de l’habillement en Indonésie qui ont fabriqué le maillot des Diables pour la Coupe du Monde ne savent tout simplement pas se l’acheter avec un mois de salaire. En Indonésie, les femmes gagnent environ 80 à 90 euros par mois. C’est inacceptable. Il faudrait multiplier leur salaire par quatre pour leur assurer une vie décente."

80% de femmes contre 20% d'hommes fabriquent ces équipements de sport en Indonésie mais également en Chine, au Vietnam et au Cambodge.

Cinq milliards, c'est le bénéfice réalisé en 2017 par Adidas et Nike, conclusion du rapport "Antijeu" réalisé par le collectif français "Ethique sur l'Etiquette". 15% de cette somme suffirait à garantir un salaire vital à ces travailleuses d'Asie.

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