Liège: un congrès pour mieux comprendre la révolution numérique

Liège: un congrès pour mieux comprendre la révolution numérique
Liège: un congrès pour mieux comprendre la révolution numérique - © mocliege.be, DR

A Liège, environ 250 militants de la CSC s'étaient réunis en congrès vendredi. Le but: mieux comprendre la révolution numérique. Robots, smartphones ... les nouvelles technologies envahissent les entreprises. Elles modifient nos repères et suscitent nombre de questions sur les pertes d'emplois, les conditions de travail, la formation ou le stress engendré.

A ce propos, le syndicat a organisé une enquête auprès de 158 militants, une enquête réalisée avec l'aide du Lentic, le centre de recherche de l'ULg spécialisé dans les innovations en matière d'organisation du travail.

Nous avons rencontré Fanny Fox, chargée de projet au Lentic. Elle explique que dans cette enquête, 4 personnes sur 5 ont au moins une nouvelle technologie issue de la révolution digitale présente dans leur entreprise: "Ce sont les objets connectés, la robotisation et toutes les machines apprenantes, les applications mobiles et les smartphones, et enfin les systèmes de géolocalisation".

Ces nouvelles technologies ont un impact sur l'emploi. Mais est-ce que les travailleurs en sont conscients? Fanny Fox répond: "Parmi les délégués et représentants syndicaux, 16% ne savaient pas nous dire si les technologies présentes dans leur entreprise avaient amené une destruction d'emploi".

Et si ces technologies peuvent avoir de réels avantages, elles peuvent aussi véhiculer beaucoup de risques: "Si on prend l'exemple concret du bien-être, il peut y avoir de réels avantages au niveau ergonomique, avec une machine qui va venir aider le travailleur par exemple pour porter une charge lourde ou autre. Par contre, ça peut également véhiculer beaucoup de risques, et on peut avoir notamment des personnes qui vont se surinvestir dans leur travail parce que, avec les appareils et les smartphones à distance, elles peuvent travailler partout tout le temps. Et là on arrive vraiment à des cas concrets de burn-out qui peuvent être très dangereux".

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