Liège se dote d'un Conseil de la nuit

Liège se dote d'un Conseil de la nuit
Liège se dote d'un Conseil de la nuit - © Thierry Lechanteur

Le Conseil de la nuit liégeois voit officiellement le jour ce mardi. Une idée qui a germé après une nuit d'émeute dans le quartier du carré, il y a quelques mois. Le but : éviter nuisances et débordements pour que l'ambiance reste vraiment à la fête.

Concrètement, ce Conseil sera consultatif et aura pour objectif d'élaborer une stratégie de la vie nocturne. La volonté du Collège est de commencer le travail avec deux quartiers particuliers, dans lesquels des actions sont par ailleurs déjà en cours: le Carré précisément et Roture, en Outremeuse. Ces deux quartiers présentent les mêmes problématiques de sécurité et d'incivilités. Une situation qui n'est évidemment pas sans conséquence sur la qualité de vie des riverains. Au niveau du règlement, un médiateur politique de la nuit sera désigné pour assurer le relais et la représentation des actions entreprises par le Conseil de la nuit. Son rôle sera aussi celui d'un médiateur entre les parties en cas de demande des exploitants, un rôle exercé en binôme avec la personne désignée pour représenter les exploitants.

Chaque année, un avis et des propositions

Ce conseil sera notamment composé du bourgmestre, de quelques échevins, d'un représentants de la police et de délégués du secteur HORECA. On y retrouvera aussi d'autres représentants du milieu de la nuit, des responsables de festivals ainsi qu'un délégué d'une organisation étudiante. Par contre, les organisations de riverains sont, pour le moment du moins, exclues de ce conseil. Du côté de la Ville, on craignait en effet "des positions inconciliables" alors que d'autres outils sont déjà à la disposition des riverains, comme le service des médiateurs.

Chaque année, le conseil de la nuit devra remettre un avis aux autorités communales, assorti de propositions.

Pas de "Bourgmestre de la nuit"

Contrairement à ce qui avait un temps été imaginé, il n'y aura pas de désignation d'un "Bourgmestre de la nuit". Il s'agira plutôt d'une fonction de "pilote" assurée à la fois par un représentant du secteur et un agent communal. Ceux-ci seront en lien permanent avec le bourgmestre qui garde la responsabilité du maintien de la sécurité. Un autre quartier de la ville sera sans doute intégré prochainement dans ce projet. Il s'agit de la rue Souverain-Pont ou l'on constate un regain de vitalité,  une mutation importante avec le retour de habitants mais également des commerçants.

 

 

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