Herstal: saisie de 18 camions du groupe Jost

La chambre des mises en accusation de Liège a autorisé la semaine dernière la saisie des 346 camions du groupe Jost , accusé de fraude sociale et de traite des êtres humains, une saisie dont les modalités pratiques doivent encore être précisées.

Mais ce lundi soir, quatre policiers sont intervenus au siège herstalien de la firme, et ils ont immobilisé 18 tracteurs, placés dans des hangars. Les chauffeurs roumains ont quant à eux été débarqués. Le reste des 346 camions qui font l’objet de la saisie sont priés de revenir au siège de la firme.

"L'acharnement du procureur fédéral"

Dans un communiqué, Jost Group fait part de sa "stupéfaction" et dénonce "l'acharnement du procureur fédéral". L'entreprise rappelle qu'elle a toujours réfuté "avec vigueur" les accusations. Entre 2014 et 2016, le groupe aurait recruté 1100 chauffeurs en Europe de l’Est pour les faire travailler en Belgique, aux tarifs et aux conditions de leurs pays d’origine.

"Nous sommes consternés de cette décision puisque la chambre des mises en accusation a décidé, dans son arrêt du 25 mars 2019, que les modalités de la saisie devaient être décidées par le juge d'instruction et qu'une réunion est prévue à très brève échéance", ajoute Christophe Ravignat, secrétaire général de Jost Group.

"Dans ces conditions, nous ne comprenons pas pourquoi le procureur fédéral juge nécessaire d'effectuer une saisie dès maintenant sur certains de nos camions."

Un second dossier

L'explication, c'est qu'une nouvelle information judiciaire a été ouverte, du chef "d'usage de biens saisis". Le procureur fédéral estime que des véhicules visés par la chambre des mises en accusation ont recommencé à rouler en dehors de nos frontières, et que c'est un délit. D'où l'opération menée ce lundi en début de soirée. 


>> A lire aussi : Saisie des 346 camions de Jost : la Chambre des mises en accusation a tranché


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