Liège: pour Vega, il manque une vision d'ensemble

François Schreuer, conseiller communal
François Schreuer, conseiller communal - © Facebook

"Il manque d'une vision d'ensemble", c'est en tout cas ce que dit Vega. Le groupe d'opposition au conseil communal de Liège, a fait le point sur ces dossiers qui parfois se concurrencent. Bavière, Droixhe, Coronmeuse, Bressoux, quatre sites bien connus en Cité Ardente, appelés à connaître un important renouveau urbanistique.

Mais quatre sites envisagés indépendamment l'un de l'autre, c'est ce que regrette le conseiller communal François Schreuer : "Les conséquences de ce manque de vision, c'est d'abord une assez grande médiocrité de ce qui nous est proposé. On voit aujourd'hui que Bavière est un projet qui aurait pu être formidable, mais qui en fait est très très pauvre sur le plan spatial et formel. L'espace public a quasiment disparu. Le parc qui était présent n'est plus là. Le patrimoine est oublié, rasé tout simplement.

Les projets se font concurrence les uns aux autres

Le conseiller communal ajoute : "Un deuxième enjeu, c'est qu'on est dans une logique où les projets se font concurrence les uns aux autres, ce qui amène les projets les plus fragiles, qui sont malheureusement aussi les plus sensibles et les plus stratégiques pour la ville, à être retardés, voire abandonnés. C'est ce qui s'est déjà passé à plusieurs reprises pour Bavière, c'est ce qui est en train de se passer pour Droixhe. On est dans une logique où le secteur privé va là où il pense que c'est le mieux pour lui, logiquement. Et le public, qui devrait être dans un rôle de cadrage, de ce développement d'urbanisme, démissionne de ce rôle, en confiant cette mission au privé, ce qui aboutit à l'oubli et l'abandon de certains quartiers."

Vega propose "une nouvelle structure"

Vega préconise dès lors, pour la porte Nord de Liège, un Master Plan, un plan d'ensemble, pour dégager une cohérence et des objectifs publics, une vraie vision urbanistique. "Et cela passera par une d'une nouvelle structure, souhaite Vega. Cela passera par un outil public, intégrant le privé. Un outil mixte mais contrôlé par le public, sur le modèle des sociétés d'économie mixte françaises, qui puisse piloter l'ensemble de l'opération, acquérir une maîtrise d'ensemble sur le foncier, donc être propriétaire de l'ensemble des terrains et planifier, dans le temps et l'espace, le développement de ces sites, en répondant à des objectifs publics."

Pour Vega, il n'est pas trop tard pour s'engager dans cette démarche, mais il est temps. Notamment pour Bressoux, "où on risque de perdre la possibilité de valoriser un site au potentiel extraordinaire. Le collège est dans une logique ou tout est bon à prendre, on se satisfait de peu", conclut François Schreuer.

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