Liège: le projet de la salle de shoot maintenu malgré l'opposition de Maggie De Block

Liège: le projet de la salle de shoot maintenu malgré l'opposition de Maggie De Block
Liège: le projet de la salle de shoot maintenu malgré l'opposition de Maggie De Block - © Flickr – Tiago Ribeiro - CC BY-SA 2.0

A Liège, malgré les réticences du Fédéral, le bourgmestre socialiste maintient sa décision d'ouvrir bientôt une salle de consommation de drogue à moindres risques. On sait que du côté flamand, l'opposition à la mise en place d'une salle de shoot reste très vive. 

Tolérance zéro en matière de drogues pour le gouvernement fédéral

Hier, Willy Demeyer a longuement rencontré Maggie De Block pour tenter de la convaincre du projet. Mais la ministre fédérale VLD de la santé y reste opposée. "Malheureusement elle m'a confirmé que l'accord du gouvernement actuel ne permettait pas ce genre d'initiative. Donc, il contenait la tolérance zéro pour la problématique des drogues. Ce qui ne fait évidemment pas notre affaire" précise le bourgmestre.  

"Ça ne modifie pas ma position personnelle" précise le bourgmestre

Et pour mettre en place une possibilité d'expérience, Maggie De Block renvoie le dossier vers le ministre de la Justice, le CD&V Koen Geens que Willy Demeyer compte rencontrer prochainement. Ces réticences du Fédéral remettent-elles en question le lancement du projet d'une salle de consommation de drogues à moindre risque en juin à Liège? "Non, ça ne modifie pas ma position personnelle. Maintenant, je vérifierai si je suis toujours bien soutenu par les forces vives du conseil communal et les forces vives liégeoises. En tout cas, les instructions ont été confirmées au service de mettre en place toutes les structures qui nous permettraient de démarrer."

Une salle de shoot illégale? 

Le lancement de la salle de shoot risque-t-il alors d'être illégal? Pour le bourgmestre, "il y a beaucoup de dispositions légales qui vont dans le sens de l'autorisation. Nous avons des avis européens, des avis de l'Académie royale de Médecine et un certain nombre d'avis de magistrats qui me disent que pour eux,  les choses ne seraient pas illégales. Finalement, il ne nous manque qu'un petit morceau de texte." 

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