Liège: le Lycée Saint-Jacques est une des 420 écoles qui ont relevé le défi Zéro Déchet

Le Lycée Saint-Jacques est prêt à relever les GoodPlanet Challenges
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Le Lycée Saint-Jacques est prêt à relever les GoodPlanet Challenges - © RTBF - Martial Giot

Réaliser des gestes concrets pour la planète, c'est l'objet des GoodPlanet Challenges auxquels participent en ce moment des écoles de tout le pays. Ce jeudi, elle devaient relever un défi Zéro Déchet, autrement dit bannir la production de déchets à travers diverses activités.

"Cette journée Zéro Déchet s'inscrit dans la campagne des GoodPlanet Challenges qui existe depuis une dizaine d'années et à laquelle 420 écoles se sont inscrites cette année.", explique Céline Laguesse de l'ASBL GoodPlanet Belgium, "Cette campagne, ce sont cinq jours fixes sur l'année pendant lesquels on propose aux écoles de réaliser un geste concret pour la planète. Ce sont cinq thématiques différentes, liées à l'environnement. Et ce jeudi, c'était au tour de la thématique Zéro Déchet." Est-il simple de convaincre les jeunes de s'engager par rapport à ces thématiques ? Céline Laguesse sourit: "C'est amusant, je vais dire, je ne sais pas si c'est simple... C'est pour nous aussi un challenge et un défi... Mais je pense que ça prend. Il y a de la motivation. On en parle de plus en plus. Ça aide aussi que ce soit de plus en plus "à la mode". Je vois une évolution des consciences chez les jeunes, énormément, c'est rassurant."        

Le Lycée Saint-Jacques de Liège est un des établissements participants. L'association GoodPlanet assure du coaching au sein de l'établissement tout au long de cette année. Les déchets de l'école ont été pesés à une semaine d'intervalle, pour vérifier l'effet sur les poubelles de l'action Zéro Déchet.

Judith et Lucie, deux élèves de 2e année, et Elisa, une élève de 5e, font partie des "éco-délégués" du Lycée Saint-Jacques.

"A la récréation de 10 heures, les éco-délégués ont distribué gratuitement des pâtisseries avec des produits locaux et en essayant de réduire les déchets.", explique Judith, "Les pâtisseries étaient emballées dans des Tupperwares et non pas dans des sachets plastiques ou dans du papier. Il n'y aura pas de vente de sandwiches aujourd'hui, les distributeurs ont été fermés. On a essayé de mobiliser les gens en leur expliquant qu'ils devaient apporter des boîtes à tartines et des gourdes ce jeudi."

"C'est rien de compliqué. Et pourtant, ça change beaucoup de choses.", ajoute Lucie.

"C'est commencer avec des boîtes à tartines, des gourdes, essayer de chauffer moins chez, d'arrêter d'acheter des gaufres emballées par exemple, de commencer à acheter local aussi.", poursuit Elisa, "On ne demande pas de révolutionner en un jour. C'est vraiment commencer par des gestes simples, des petites choses quotidiennes qui vont faire qu'au final on va réduire nos consommations, nos empreintes carbone etc. C'est comme ça qu'on va changer et avoir un demain plus propre, meilleur pour nous et pour les générations futures."

Tout cela, les éco-délégués ont dû l'expliquer à leurs condisciples. "Au début, je pense que les élèves se demandaient un peu pourquoi on apportait ces projets-là.", constate Judith, "Mais je pense que maintenant, ils se rendent compte que c'est important." Maintenant, oui, on voit quand même que ça évolue.", ajoute Lucie, "Il y a quand même beaucoup d'élèves aujourd'hui qui ont amené leur boîtes à tartines, qui ont amené leurs gourdes. Je crois que ça fait quand même changer, même ne serait-ce qu'un tout petit peu..."

Le zéro déchet à l'école, c'est bien, mais le pratiquer tous les jours et partout, ce serait encore mieux... "C'est une question compliquée, évidemment.", réagit Elisa, "Notre but, c'est vraiment de commencer à petite échelle. C'est en réduisant, réduisant, réduisant, qu'au final on arrivera à du zéro déchet sans doute. Je pense que dans les éco-délégués, c'est un objectif. Si on en a envie, on en est capable."

Nos éco-déléguées le restent-elles même à la maison? "Oui.", répond Lucie, "Même si je faisais des choses avant de devenir éco-déléguée, on se dit, voilà je me suis engagée donc maintenant si je ne le fais pas chez moi, ça n'a pas vraiment de sens de m'être engagée."                 

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