Liège: le Cirque Divers cultive le Paradoxe au musée de la vie wallonne

Le Cirque Divers cultive le Paradoxe au musée de la vie wallonne
2 images
Le Cirque Divers cultive le Paradoxe au musée de la vie wallonne - © RTBF

Haut lieu culturel et festif en Roture à Liège, le Cirque Divers fait l'objet d'une exposition au musée de la vie wallonne. Fondé en 1977, ce collectif se revendiquait "d'une certaine gaieté". Il a rythmé la vie culturelle liégeoise jusqu'en 1999. Cabaret, concerts, débats, expositions, performances... le Cirque Divers a expérimenté la culture alternative où se sont côtoyés simples anonymes et artistes reconnus. D'Alechinsky à Willem, de Laurie Anderson à Ben, de Marcel Marïen à Roland Topor... la liste est longue. La Province de Liège a décidé d'acquérir les collections et les archives du Cirque divers comme patrimoine et témoin de la vie culturelle liégeoise. 

Cultiver le paradoxe et l'élever au rang d'Art

Fin des années 70, le Cirque Divers cultive le paradoxe et l'élève au rang d'art. Jean-Michel Botquin, commissaire de l'exposition: "c'était une auberge espagnole, un lieu des avant-gardes et des arrière-gardes, un lieu des artistes locaux et internationaux, un lieu où on s'intéresse à toutes les formes d'art, un lieu où on venait d'abord boire un verre et qui possédait une toute petite scène."    L'écrivain humoriste André Stas fait partie des fondateurs du Cirque divers: "les dernières années, je crois qu'on était à 300 manifestations par an. Parfois plusieurs le même jour. les poètes venaient lire leurs poèmes et puis après ils passaient au Lion s'envoile pour un concert de jazz... ça n'arrêtait jamais."

Un séminaire pour apprendre à devenir clochard!

Si il y avait des artistes, il y avait aussi des gens comme tout le monde. Le Cirque Divers transformait le quotidien en spectacle et les clients en "spect-acteurs". "Je me souviens qu'on avait sympathisé avec un clochard qui s'appelait Dédé et il était venu faire un séminaire pour apprendre à devenir clochard." Influencé par le situationnisme, le Cirque Divers a mélangé ironie et surréalisme, pataphysique et autodérision. "On faisait pas spécialement de l'Art, c'était une vision du monde. On faisait surtout ce qui nous amusait".   

Le jardin du paradoxe, une exposition à voir jusqu'au 16 août au musée de la vie wallonne. D'avril à août, le public sera par ailleurs invité à participer à plusieurs événements ( séminaires, performances, spectacles...). Un très beau catalogue largement illustré a été publié aux éditions Yellow Now/Côté Arts.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK