Liège: la Haute Ecole Helmo va-t-elle devoir refuser des étudiants infirmiers?

Liège: la Haute Ecole Helmo va-t-elle devoir refuser des étudiants infirmiers?
Liège: la Haute Ecole Helmo va-t-elle devoir refuser des étudiants infirmiers? - © Martial Giot

Va-t-il falloir refuser des candidats aux études en soins infirmiers, alors que le métier est en constante pénurie? Le directeur de la Haute Ecole Libre Mosane à Liège tire la sonnette d'alarme. Le nombre de candidats aux études en soins infirmiers ne cesse de croître. L'afflux est tel que l'école craint de grosses difficultés pour l'organisation des stages et donc de ne plus pouvoir offrir une formation de qualité. En conséquence, elle a temporairement gelé les inscriptions.

HELMO, la Haute Ecole Libre Mosane, compte pour l'instant 380 inscrits en première année, contre 350 l'an dernier et au moins 150 étudiants frappent encore à la porte. "380, c'est notre capacité actuelle d'encadrement correct des étudiants en stage", explique le directeur-président Alexandre Lodez. "Les stages, et le nombre d'heures de stages, c'est une imposition européenne. Tout le monde comprend que la pratique est quelque chose d'essentiel. Nous freinons les inscriptions parce que nous ne nous sentons pas en capacité d'offrir des lieux de stage. Qui peut offrir des lieux de stage? Tout le secteur des soins de santé. Et nous faisons un appel en demandant à nous mettre autour d'une table pour voir quelles peuvent être vraiment leurs capacités de, avec nous, assumer cet afflux d'étudiants".

L'appel est aussi lancé aux décideurs politiques. La présence d'étudiants étrangers joue-t-elle sur l'augmentation des inscriptions? "En moyenne, ces dernières années, on a un petit 30% d'étudiants étrangers, ce qui, par rapport à d'autres sections dans le paramédical, est relativement faible. En tout cas, à Liège, on ne peut pas considérer que c'est un élément majeur" précise Alexandre Lodez.

Le problème ne touche évidemment pas que la Haute École Libre Mosane: "Maintenant, chacun le vit avec sans doute des réalités un peu différentes à Namur, dans le Hainaut ou à Bruxelles. Mais globalement, les informations que j'ai pu glaner hier montraient que tout le monde était dans la même situation".

Le passage de la formation en soins infirmiers de 3 à 4 ans à partir de la rentrée 2016 risque encore d'aggraver si rien n'est fait.

 

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