Liège : l'Université va tester ses étudiants et son personnel

Appliquer aux étudiants de l’Université de Liège le même processus de tests salivaires systématiques que dans les maisons de repos, c’est l’idée. Dans les homes wallons, le testing régulier a permis de faire plonger la courbe des contaminations et des décès explique le vice-recteur à la recherche Fabrice Bureau, inventeur avec son équipe des tests salivaires. Dès qu’un cas était détecté parmi le personnel, il était écarté le jour même et ça cassait la chaîne de transmission du virus. Il s’agit ici d’appliquer le même principe aux étudiants de l’Université.

"On va recommencer le même processus sur les étudiants et les membres du personnel à partir de ce lundi, même si on est encore en code rouge" annonce Fabrice Bureau. "L’idée, c’est de faire exactement comme dans les homes. Dès que quelqu’un est testé positif, cette personne ne vient pas. Même si c’est un étudiant qui doit suivre des travaux pratiques cette semaine-là. On va comme ça stopper la propagation à l’intérieur de l’Université."

La campagne de tests reprendra "à partir du lundi 8 février" précise le communiqué de l'Université, sur les "différents campus de Liège (centre-ville et Sart Tilman), Gembloux et Arlon. Les tests s’effectuent au moyen du kit d’autoprélèvement de salive développé par l’ULiège dans le contexte de la crise sanitaire.
 
La reprise du screening concerne les membres du personnel et les étudiants dont les activités nécessitent la présence sur les campus. Elle n’est donc pas une invitation à se déplacer vers les campus uniquement pour prendre un test.
[...]
 
Comme à l’automne 2020, la participation est volontaire, hebdomadaire, gratuite et anonyme. Sur présentation de leur badge professionnel ou étudiant de l’ULiège, les personnes reçoivent un kit d’autoprélèvement (un chaque semaine)
[...]. Les échantillons sont collectés et amenés le même jour au laboratoire Covid de l’ULiège afin d’y être analysés [...]. Le résultat individuel, consultable en ligne de manière anonyme grâce au code-barres de l’échantillon, est disponible dans un délai inférieur à 24 heures, de telle manière qu’une personne testée positive se place en quarantaine et ne se présente plus à l’Université."

L’idée, même si elle n’est pas exprimée aussi clairement, c’est que si on arrive à arrêter la transmission du virus, les étudiants pourront, à terme, reprendre les cours en "présentiel".

"L’ambition, c’est de faire en sorte que les étudiants, les jeunes en général, retrouvent une vie la plus normale possible. Pour ça, il faut mettre en œuvre tous les outils qu’on a à notre disposition, dont le testing massif. L’échéance, c’est le plus vite possible. Les étudiants ont fortement souffert de la crise. Il faut tout faire pour que leur vie reprenne de manière normale. On espère avant la fin de l’année académique."

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