Liège: l'échevin de l'urbanisme veut éliminer les espaces perdus entre les habitations

Un exemple de "dent creuse" dans le centre de Liège, rue Léopold. Le 27 janvier, une explosion faisait quatorze victimes. Le dossier n'a toujours pas été examiné par le tribunal pour déterminer les responsabilités.
Un exemple de "dent creuse" dans le centre de Liège, rue Léopold. Le 27 janvier, une explosion faisait quatorze victimes. Le dossier n'a toujours pas été examiné par le tribunal pour déterminer les responsabilités. - © RTBF Marc Mélon

L’échevin socialiste Jean-Pierre Hupkens veut éradiquer les "dents creuses". Entendez par là les espaces vides que l’on peut observer, par exemple, entre deux immeubles. Certains endroits appartiennent à la Ville de Liège et d’autres à des propriétaires privés. Très souvent, des panneaux publicitaires sont placés à ces endroits. Ce qui n’est pas très plaisant esthétiquement.

Rue Léopold

Ce n’est pas toujours le cas évidemment. Dans le centre de Liège, Rue Léopold, une "dent creuse" est bien visible depuis l’explosion du 27 janvier 2010. Un projet devrait voir le jour, mais pour l’instant le terrain devenu propriété communale n’est pas "libéré" par la justice. Ce lundi 7 mars, la Chambre des mises en accusation de Liège prononcera un arrêt important. Le rapport des experts est contesté et il n’est pas impossible que le travail réalisé par rapport aux circonstances de l’explosion soit à refaire. Pour rappel, un signataire du rapport a travaillé pour la Ville de Liège de 1969 à 1993. C’est un élément majeur de la contestation. Si de nouveaux experts devaient être désignés, ils se déplaceraient forcément sur les lieux.

L’échevin Hupkens veut avancer. Une première étude a été réalisée et bouclée à la demande du Département de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire. "Elle avait pour but d’étudier la pertinence et les scénarios possibles pour la reconstruction des 'dents creuses', voir l’opportunité d’étendre cette réflexion aux îlots avoisinants, si nécessaire".

Partenariat entre échevins

Une deuxième étude est en cours en partenariat avec l’échevinat des Affaires économiques de Maggy Yerna et celui de Jean-Pierre Hupkens. Elle vise à tester la faisabilité économique des programmations urbanistiques. L’échevin Hupkens explique : "Précisément, nous voulons vérifier si un projet est viable économiquement pour un promoteur privé seul ou si une collaboration avec un partenaire public est nécessaire. L’idée est de proposer la meilleure solution pour cicatriser la dent creuse".

Rue Nagelmackers

Dans ses notes, l’échevin Jean-Pierre Hupkens prend un autre exemple : le site de la rue Nagelmackers, à côté du cinéma "Midi-Minuit". Un appel à projet a été lancé l’an dernier pour trouver une équipe (architecte et promoteur) pour la reconstruction de cette "dent creuse" des années 70. "Treize candidatures ont été reçues et cinq d’entre-elles ont été sélectionnées. Les candidats retenus doivent remettre leur avant-projet pour la fin du mois d’avril. Le lauréat sera connu cet été", conclut l’échevin Hupkens.

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