Liège: entre 150 et 250 épaves enlevées chaque année par la police

Une voiture abandonnée depuis plusieurs semaines dans le quartier des Guillemins à Liège
Une voiture abandonnée depuis plusieurs semaines dans le quartier des Guillemins à Liège - © Tous droits réservés

Dans le quartier des Guillemins, certains riverains s'étonnent de la présence depuis des semaines, d'une voiture abandonnée dans la rue avec trois pneus crevés. Les vitres et la carrosserie du véhicule sont taguées de peinture blanche. La police a été prévenue mais l'épave visiblement est toujours laissée sur place, mal garée, deux roues sur le trottoir.

Pourquoi la police n'enlève-t-elle pas ce véhicule visiblement abandonné?

La procédure est un peu compliquée. Il faut savoir d'abord que lorsque la police repère une voiture abandonnée, elle procède d'abord à une enquête de voisinage. Le but: tenter d'identifier son propriétaire. Si ce propriétaire n'est pas identifié, une note est appliquée sur le pare-brise du véhicule. Elle invite le propriétaire à déplacer l'épave dans les dix jours. Passé ce délai, la voiture est dépannée et entreposée.

Que se passe-t-il si le propriétaire se manifeste après, est-ce qu'il pourra récupérer son véhicule?

Oui, mais il devra débourser 150 euros plus 3 à 4 euros par jour de stockage chez le dépanneur. S'il trouve la note trop salée par rapport à l'état délabré de sa voiture, il a le droit de faire une déclaration d'abandon de véhicule à l'hôtel de police. Mais là, la taxe est de 800 euros... Une somme destinée, vous l'aurez compris, à dissuader ceux qui veulent abandonner leur épave sur la voie publique.

Et quand le propriétaire du véhicule de l'épave est identifié dès le départ?

La procédure est toute autre quand le propriétaire de l'épave est identifié par sa plaque d'immatriculation, par exemple. Dans ce cas, la police ne peut que le verbaliser en fonction du code de la route: pour cette voiture aux Guillemins, ce pourrait être pour mauvais stationnement sur le trottoir ou parce que le véhicule n'est pas en état de circuler sur la voie publique. La police ne pourra décider de le dépanner qu'après 6 mois! L'épave sera alors considérée comme un objet trouvé. La voiture aux vitres taguées et aux trois pneus crevés risque de rester encore quelques temps abandonnée sur le trottoir dans le quartier des Guillemins.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK