Liège: difficultés juridiques pour le projet de parkings du Standard?

Deux riveraines viennent d'engranger une première victoire dans leur bras de fer avec le Standard de Liège. Ces deux habitantes contestent le permis accordé au club pour étendre un parking et en construire un autre. Elles ont intenté un recours devant le Conseil d'Etat et dans sa conclusion provisoire, le premier auditeur du Conseil d'Etat leur donne partiellement raison.

Dans son plan global de modernisation du stade, le club prévoit de créer un vaste parking, dans son enceinte, là où existe déjà une petite aire de parking, au coin du quai et de la rue de la centrale. De l'autre côté de cette rue de la centrale, l'ancien président du Standard avait aussi racheté plusieurs immeubles à raser et à transformer en parking. Plusieurs immeubles mais pas ceux des deux riveraines. Leurs maisons seraient donc entourées de parkings, leur intimité côté jardin par exemple serait menacée sans parler d'une baisse de valeur de leurs maisons.

Le permis a été octroyé en décembre dernier par la Région wallonne. Le premier auditeur du conseil d'Etat vient cependant de donner raisons sur deux points aux riveraines contestataires. "Le premier argument, c'est qu'un des parkings est en zone d'habitat. Il ne pouvait pas faire l'objet d'un permis délivré par la Région wallonne mais bien par la ville de Liège. L'autre argument, c'est l'absence de motivation cohérente sur l'absence d'étude d'incidence sur l'environnement", explique Me Alain Lebrun, le conseil des riveraines qui ajoute "il faut quand même bien savoir que le Standard est une société anonyme qui tente à dégager un bénéfice et qui est en infraction avec de très nombreux aspects de ses permis. C'est quand même un peu étonnant que l'ancien président ait acheté toutes les maisons à peu près , se réservant une très grande zone d'extension possible, et que deux maisons n'aient pas été achetées par pure convenance et que maintenant les maisons se retrouveraient en plein milieu des installations du Standard!"

Le dossier sera examiné le 3 août. On saura à ce moment si le Conseil d'Etat suit ou non l'avis de l'auditorat.

 

 

 

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