Liège : conseil communal extraordinaire sur les crues de la mi-juillet

Convoquée par le collège communal sur la suggestion des partis d’opposition, la séance de ce vendredi n’a compté qu’un seul point à l’ordre du jour : les inondations, ce qui a été fait, ce qui reste à faire.

Elle a commencé par une litanie statistique. Mais les chiffres sont parfois très éloquents. Ont été touchés : 4.848 bâtiments, ce qui signifie 6.556 habitations, soit 13.780 citoyens, deux tiers de propriétaires, un tiers de locataires. Parmi les propriétaires, 90% sont assurés, mais cette proportion tombe à 60% pour les locataires. Ce qui augure pour les mois à venir de vastes poches de précarité sur le territoire municipal.

Entre critiques, questions, et suggestions, le débat a constamment oscillé entre le court, le moyen et le long terme. Le conseil d’administration de intercommunale d’incendie annonce une réunion dès la semaine prochaine pour évaluer les lacunes et les manquements en moyens opérationnels. Parmi les diverses problématiques abordées, deux semblent se dégager : le logement et la mobilité.

L’ancienne clinique de l’Espérance réaménagée

Le bourgmestre a annoncé que la Croix-Rouge est occupée à reconditionner ce site, vide depuis le déménagement au MontLégia. Dans un premier temps, une centaine de lits vont être disponibles, puis le double au début octobre. De quoi permettre d’héberger des sinistrés qui, à l'approche du grand prix de Formule Un, doivent bientôt quitter les chambres d’hôtels qui ont pu les accueillir depuis les événements de la mi-juillet. 

Différents moyens pour libérer des immeubles inoccupés ont été évoqués. Pour le reste, les idées fleurissent, de la création de brigades de solidarité locale à la centrale d’achat collectif de matériaux, sans oublier l’installation d’habitats modulaires à Rocourt, sur le champ qui devrait accueillir le festival des Ardentes… 

La congestion automobile, souci majeur, apparemment

De nombreux intervenants ont relayé des préoccupations quant aux embouteillages qui paralysent la cité ardente depuis que la liaison autoroutière, les tunnels de Cointe et Kinkempois, a été coupée. Elle ne devrait pas être totalement rouverte avant six semaines. La rentrée de septembre s’annonce problématique pour se déplacer en ville. Encouragements au télétravail, sollicitations aux sociétés d’autopartages, voilà des bouts de pistes. Le débat le plus immédiat concerne le retour à quatre bandes de trafic des voitures sur le quai des Ardennes récemment dédié pour moitié aux bus et aux cyclistes. Un réel moyen de désengorger ? La question n’est pas tranchée.

Beaucoup de points d’interrogation, guère de réponses : en principe, la séance aurait dû se limiter à trois heures de discussions. Les élus ne sont absolument pas parvenus à s’y tenir.

Reportage JT du 26 juillet dernier :

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