Liège Boverie : Luis Salazar, 40 ans de passion en peintures

une explosion de couleurs
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une explosion de couleurs - © rtbf

Sa peinture est reconnaissable entre toutes. Il a exposé aux 4 coins du monde. Liégeois depuis toujours, Basque au fond du cœur, Luis Salazar s’expose en 40 ans de peinture jusqu’au 20 octobre au musée de la Boverie à Liège.
Une centaine de toiles et autant d’objets aux couleurs vives ont envahi l’espace pour découvrir ou redécouvrir cet artiste lyrique au caractère bien trempé.

Une technique évolutive

Né à San Sebastian au pays basque, Luis Salazar est liégeois depuis ses 10 ans. C’est à cette époque que ses parents ont fui le franquisme pour rejoindre la Cité ardente. Son caractère bien trempé, il le doit peut-être à ses origines. Son goût pour la peinture est précoce. "A 8 ans, je voulais déjà être peintre", confie-t-il. A 62 ans, il n’a rien perdu de sa passion, de son œil vif et de son amour pour son art et pour son épouse, Geneviève. Les deux sont d’ailleurs liés. "J’ai rencontré mon épouse ici, à côté de la Boverie. Pour cette, on a choisi les tableaux ensemble parmi 800 œuvres éparpillées chez des collectionneurs un peu partout dans le monde. En entrant dans l’expo, le visiteur découvrira deux tableaux : le premier que j’ai peint en rencontrant mon épouse en 1979 parce que ma vie a commencé à ce moment-là et le dernier en 2019".

Au fil de l’expo, on voit la technique évoluer : " au début, je peignais avec de la matière, je peignais à l’huile. Il y avait du relief. C’était des grands champs colorés et on arrive après avec de toutes petites formes mises en aplats et sans aucun relief".

Chaos organisé

Inclassable dans l’abstrait, sa peinture n’est pas que géométrique ou qu’intuitive ou expressive. On parle d’abstraction baroque. Des formes et des couleurs vives mûrement choisies, des toiles construites, certains diront : un chaos organisé. " Je suis un peintre abstrait, c’est évident que je n’ai pas voulu signifier une anecdote au premier degré mais on n’est pas aveugle, on voit des choses, on observe le monde. Ce qui m’intéresse c’est de transcender les sensations que j’éprouve, les formes que je vois et c’est ça qui va donner, petit à petit, le style de ma peinture. Le thème de ma peinture, c’est ma peinture. Ça veut dire que c’est au sein de ma peinture que je trouve les éléments pour évoluer et continuer le travail".

Ses objets, ses bijoux, ses masques, ses tableaux reflètent ses obsessions : sa passion de la vie, lui qui a mis 20 ans à utiliser le noir ne pense qu’à l’avenir : "ce qui m’intéresse, c’est ce que je ferai demain matin. Je me mettrai à ma toile, je commencerai à composer. Mais la peinture, ça c’est sûr. L’art sauvera l’humanité".

Une exposition à découvrir jusqu’au 20 octobre (gratuite ce week-end des 31 août et 1er septembre) avec une visite possible en compagnie de l’artiste le 19 septembre à 18 heures.

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