Liège aura son biopark, un investissement de 80 millions d'euros

La future zone d'activités liées à la santé sur le site du Mont Légia
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La future zone d'activités liées à la santé sur le site du Mont Légia - © Valentiny

Les biotechnologies, c’est un des secteurs clés du redéploiement économique liégeois. L' invest public Noshaq (ex Meusinvest) en est en tout cas persuadé. Dans son portefeuille de 464 entreprises, Noshaq pointe d’ailleurs 80 entreprises liées aux biotechnologies et chaque mois, elle participe financièrement une nouvelle société. Des start-up qui sont parois disséminées un peu partout d’où l’idée de créer un biopark.

Le lieu est désormais choisi. Il s’agira d’un terrain appartenant au centre hospitalier chrétien sur le site du futur hôpital du Mont Légia.

Une obligation et une opportunité

Laboratoires, salles blanches, bureaux, espaces communs, 4 bâtiments sortiront bientôt de terre à côté du Mont Légia, ce sera le Légiapark. Un investissement supporté par Noshaq.

"Dans le cadre de l’acquisition du terrain et de la construction de l’hôpital, dans les discussions que nous avions avec la ville de Liège, une des conditions était de développer une zone d’activités économiques liée à la santé. Le contact et la relation avec Noshaq sont évidemment une opportunité. Et par rapport à l’hôpital, il est évident qu’il y aura des synergies entre des chercheurs et des acteurs de terrain qui vont pouvoir bénéficier de l’opportunité de réaliser des essais cliniques au CHC mais ce ne sera pas une obligation bien sûr", explique Alain Javaux, le directeur général du CHC.

Complémentarité et pas concurrence avec le CHU

L’investissement, c’est Noshaq qui le réalise. 80 millions d’euros, c’est un quart du budget immobilier de Noshaq, ce n’est donc pas anodin.

Pourtant autour du CHU, de l’université, il y a aussi avec le parc scientifique et la tour Giga, un vivier d’entreprises liées aux biotechnologies, alors n’est-ce pas un peu faire concurrence à ce pôle ? "Pas du tout", explique Gaëtan Servais, CEO de Noshaq mais aussi administrateur du CHU, "on s’en fout des réseaux, l’important, c’est d’avancer". Et il ajoute qu’il y a une réelle demande : "dans notre réseau biotech, on a des sociétés qui sont start-up, qui sont des spin-off qui se créent et qui sont dans l’environnement de l’université et de l’hôpital académique, le CHU, puis on a aussi des entreprises qui viennent de l’étranger. Elles sont intéressées par l’écosystème liégeois et les aides de la région wallonne en matière de recherche et développement. Nous, notre idée, c’est de créer une offre pour ces sociétés qu’on ne sait parfois pas où mettre et qui sont disséminées un peu partout. On en retrouve du côté d’Awans, de Nandrin, C’est plus intéressant de les concentrer dans un biopark. Donc c’est complémentaire avec le pôle autour de l’université. Il faut savoir qu’à l’heure actuelle, on a près de 40 dossiers de nouvelles biotechs chez Noshaq pour lesquelles on doit proposer une offre immobilière".

Noshaq complète ainsi son offre d’accueil des entreprises biotech. Un secteur qui représente aujourd’hui près de 3000 emplois dans le bassin liégeois. Premiers coups de pelle en 2020 et les premiers bâtiments du Légiapark seront accessibles en 2021.

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