Liège : après avoir marché, les jeunes sont invités à agir pour le climat

Les inscriptions sont ouvertes sur www.climactes.org
Les inscriptions sont ouvertes sur www.climactes.org - © climactes

Ils ont marché pour le climat en 2019. En juillet prochain, ils pourront peut-être travailler concrètement à des projets pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Une centaine de jeunes, entre 20 et 35 ans, participeront à ClimActes, une université d’été organisée au Sart-Tilman à Liège.
Les inscriptions sont lancées.

Formation et projets concrets
Pendant une semaine les jeunes suivront des formations, 18 cours sur la terre, la nature mais aussi la géopolitique, l’impact des modes de transport ou encore l’équité sociale. Tables rondes, ateliers et visites sur le terrain compléteront cette formation accélérée.

La semaine suivante, répartis en petits groupes, ces jeunes plancheront sur des projets concrets : "prenons par exemple l’isolation de bâtiments. Aujourd’hui, on sait qu’il y a un défi énorme parce qu’il y a beaucoup de bâtiments notamment dans le logement social qui sont mal isolés ce qui a pour conséquence des déperditions d’énergie, des émissions de gaz à effet de serre très coûteuses. L’intention, c’est de créer une coopérative où ces 10 jeunes puissent lancer une nouvelle activité, pour trouver une solution pas très chère pour isoler ces bâtiments. Ça bénéficiera au climat et au portefeuille des locataires.", explique Philippe Gilson, ingénieur et président de ClimActes.

Les énergies renouvelables, l’énergie solaire, la mobilité, la reforestation et l’alimentation sont les autres thématiques pour lesquelles, les jeunes pourront créer, inventer des projets.

60.000 tonnes de CO2 économisées par an

L’objectif est ambitieux : parvenir à économiser 10.000 tonnes de CO2 par an et par projet. Tout cela, sur papier, c’est bien beau. Encore faut-il parvenir à créer et faire vivre ces coopératives. Les jeunes seront accompagnés pour trouver des financements, pour créer aussi un incubateur pour ces projets.

Les organisateurs (une trentaine de bénévoles, de professeurs d’universités, de scientifiques) espèrent aussi faire boule de neige : multiplier ces universités d’été, chaque année chez nous mais aussi en France et ailleurs pour amplifier ces gestes concrets. Une façon de répondre aux marches pour le climat : redonner la parole mais aussi les moyens aux jeunes d’agir pour leur propre avenir.

 

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