Licencier du personnel en chômage temporaire, c'est arrivé près de chez vous

Une liégeoise vient de passer de chômeuse temporaire à employée licenciée
Une liégeoise vient de passer de chômeuse temporaire à employée licenciée - © Tous droits réservés

Une employée d’une société de vente de la région liégeoise vient d’en faire l’amère expérience. Dès le début des mesures de fermeture des magasins "non indispensables", elle a été priée de rester à la maison et de télétravailler. Puis, faute de clients et de commandes, elle a été mise en chômage temporaire pour cas de force majeure. Puis après quelques jours encore, elle a reçu une lettre recommandée, une lettre de licenciement pour cause de restructuration. Et depuis ce lundi, elle preste donc son préavis, toujours à domicile. Ce n’est sans doute pas très élégant, mais c’est légal. Seule maigre consolation, le calcul de la dégressivité des allocations ne commence pas à compter avant la fin du confinement.

Du côté syndical, ce type de désengagement reste apparemment un cas isolé, du moins pour l'instant. Car les craintes sont extrêmement vives que, notamment dans le secteur du commerce, déjà en difficulté avant l’épidémie, des entreprises ne se restructurent dès la sortie de crise.