Les vieilles pierres de la ville de Liège n'auront bientôt plus la bougeotte

L'ancien transformateur qui a alimenté la moitié du territoire de la ville devient le "lapidaire patrimonial"
L'ancien transformateur qui a alimenté la moitié du territoire de la ville devient le "lapidaire patrimonial" - © Michel Gretry

C’est dans cet ancien transformateur de septante mille volts, à Rivage-en-Pot, que le "lapidaire patrimonial" doit s’installer dans quelques mois. Le bâtiment, au fil des intercommunalisation, privatisation, et internationalisation de cette centrale électrique des années cinquante, est resté propriété communale, comme à l’origine. Et c’est là que les vieilles pierres de la ville vont finir par être regroupées.

Elles proviennent de démontages d’immeubles, la façade de la Populaire, les colonnes de l’église Saint-Hubert, le troisième portail du Grand Curtius, par exemple. Elles attendent patiemment d'être réutilisées, intégrées dans une nouvelle construction. Depuis un quart de siècle, des efforts ont été accomplis pour les conserver et les répertorier. Mais ces vestiges du passé liégeois, parfois de première importance, ont continué à se balader.

Après un long sommeil aux étages de l’Inno, à côté de la cité administrative, ils ont migré vers un entrepôt du marché couvert de Droixhe, qu’ils ont dû quitter à la mi-août, à cause d’un projet d’extension de l’un des grossistes. Ils ont été transportés, temporairement, sur un autre site angleurois, dans l’attente de la mise à disposition de leur abri définitif.

L’ex-transformateur de Rivage-en-Pot présente l’avantage d’un socle de béton particulièrement solide : le "lapidaire patrimonial" c’est du lourd.

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