Les sapins de Noël sont en préparation chez les producteurs

Luc et Aurélien Dubois, agriculteurs et producteurs de sapins à Clavier, vont vendre 3.000 sapins.
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Luc et Aurélien Dubois, agriculteurs et producteurs de sapins à Clavier, vont vendre 3.000 sapins. - © RTBF Marc Mélon

Les fêtes de fin d'année approchent à grand pas, voici venu le temps de penser à son futur sapin de Noël.  A Bièvre, chez un producteur de sapins et à Clavier, chez un agriculteur qui se diversifie dans ses activités, des milliers de sapins sont déjà en préparation.

130.000 sapins vendus à Bièvre

Producteur de sapins à Bièvre, Philippe Clarinval apprécie les conditions météorologiques que nous connaissons depuis quelques jours.  La pluie, c'est idéal pour les 130.000 sapins qu'il va vendre cette année.  "C'est vraiment un bon début de saison avec l'humidité qu'il y a pour l'instant.  La tenue de l'aiguille sera très bonne et le sapin ne sèchera pas. Il a repris l'eau, en principe, c'est très bon.  Les températures ne sont pas élevées, il n'y a pas eu de réchauffement, donc c'est magnifique", explique Philippe Clarinval.

Etiquetés dès le mois d'août

Les sapins sont étiquetés, la sélection a commencé au mois d'août.  Les entrepreneurs forestiers savent exactement quels arbres ils doivent couper.  Jacques Brever, entrepreneur forestier, explique: "Sur cette parcelle, il y a peut-être 10 ou 15 ou 20.000 sapins à couper.  On fait cela en plusieurs étapes en fonction de la demande des clients.  Il y a des journées où on peut couper peut-être 1.000, 1.500, 2.000, 3.000 sapins.  Cela dépend de la parcelle, de la quantité que l'on doit couper".

Un boulot fatiguant

Ce sont les sapins Nordmann qui rencontrent le plus de succès.  Une fois coupés, il faut les emballer, les conditionner, c'est un travail physiquement très fatiguant, explique Alain Leonard, un travailleur saisonnier: "C'est surtout les conditions météorologiques qui ne nous aident pas, le vent, la pluie, c'est dur.  Le seul moment où on peut se réchauffer, c'est lorsque l'on range les sapins".

Le patron de l'entreprise Socosapar, Philippe Clarinval, est sous pression. Il coordonne le travail d'une vingtaine de personnes.  Son carnet de commandes est rempli et il faut absolument respecter les dates de livraison.

Du beurre dans les épinards

A Clavier, Luc et Aurélien Dubois, agriculteurs et producteurs de sapins, n'ont pas une minute de temps à perdre.  Dès que leur bétail est soigné, ils vont couper des sapins plantés il y a 7 ans.  Luc Dubois explique pourquoi il s'est diversifié: "Au départ, c'est un plus pour notre bien-être.  Maintenant, c'est indispensable pour la ferme parce qu'on perd beaucoup d'argent.  Avec mon fils, nous produisons 750.000 litres de lait par an et on perd 10 cents au litre. Nous perdons donc 75.000 euros par an !  Conclusion: les sapins sont nécessaires pour boucher les trous et pour vivre".

Une production de 3.000 sapins

Par rapport aux gros producteurs de sapins, les Dubois travaillent à leur rythme, en tenant compte des exigences de leurs clients, ils doivent préparer 3.000 sapins.  "C'est mieux de couper les sapins le plus tard possible, ils seront plus résistants", dit Luc Dubois.  "Ici, on vient de faire les pots et les mottes. Ensuite,  nous commencerons à couper seulement fin du mois pour les particuliers.  Pour l'instant, on coupe un peu juste pour les commandes pour les communes".

Une demi-litre d'eau par jour

Un petit conseil: une fois que votre sapin sera chez vous, n'oubliez pas de lui donner à boire pour qu'il garde ses aiguilles le plus longtemps possible, il aura besoin d'un demi-litre d'eau par jour.

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