Les réverbères au gaz, le long de la Dérivation, ne sont pas près de se rallumer

L'éclairage au gaz, le long de la Dérivation, "a fait son temps"
L'éclairage au gaz, le long de la Dérivation, "a fait son temps" - © Tous droits réservés

C'est en quelque sorte un dégât collatéral du réaménagement de la Boverie: les réverbères au gaz, qui bordent le sentier de halage de la Dérivation, ne fonctionnent plus, et -hélas!- ils risquent fort de ne jamais  s'éclairer.

Ils ont pourtant été inaugurés en grande pompe, voici une dizaine d'années. A l'époque, avec la lumière très douce qu'ils diffusent, ils ont été présentés comme une contribution à la mise en valeur fluviale de la ville, dans le cadre d'un programme largement soutenu par les pouvoirs publics.

Voici deux ans, lorsque le chantier de rénovation du musée a nécessité de couper le gaz, un employé municipal a effectué une fausse manœuvre. Il a fermé la vanne du circuit qui alimente les réverbères, sur l'autre rive. Cet incident a eu d'énormes conséquences. Avant de remettre la pression, il convient en effet,  de procéder à une inspection minutieuse de chaque appareil, de vérifier les manchons, de s'assurer de l'étanchéité des tuyauteries, dans lesquelles de l'air a pu s'introduire. Mais voilà, les pièces de rechange deviennent introuvables, et c'est une maintenance qui coûte cher en main d'œuvre. Du côté de la région wallonne, les budgets manquent, comme la volonté d'intervenir.

L'installation est en effet gérée par le département des voies hydrauliques, et ces loupiotes ne sont évidemment pas au centre des préoccupation de cette administration, qui s'occupe essentiellement d'écluses et de navigation des péniches. Très clairement, les responsables se refusent désormais à investir dans une technologie dont l'efficacité et la fiabilité sont en-deça des exigences actuelles.

Paradoxalement, le remplacement des réverbères au gaz par des lampadaires à l'électricité n'est pas plus à l'ordre du jour. La zone n'est pas câblée: il faudrait placer des gaines dans le talus, et là, c'est la direction des routes qui manque d'argent.

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