Les premiers essais de la tour cybernétique

La tour de Nicolas Schöffer, telle qu'elle est apparue, dans la nuit de lundi: de premiers essais réussis!
La tour de Nicolas Schöffer, telle qu'elle est apparue, dans la nuit de lundi: de premiers essais réussis! - © Tous droits réservés

Les liégeois l'ont parfois surnommée "la tour qui couine", parce que, dans les derniers temps de sa vie antérieure, elle s'est contentée de grincer, plutôt que de chanter les sons de l'urbain. Mais depuis, elle a été démontée, restaurée, et les premiers essais de ses nouveaux moteurs et de ses nouveaux ordinateurs se sont déroulés, dans la plus grande discrétion, dans la nuit de ce lundi à ce mardi.

La discrétion est très relative, car les voisins attentifs ont dû remarquer ses lumières bleutées. Ce n'est pas l'éclairage définitif, sans doute plus blanc, à la base, avec des notes plus polychromes. Les pales bougent au gré de données transmises sur la température, l'hygrométrie, la vitesse du vent, le niveau de l'activité humaine dans les alentours. Ces éléments dictent également la partition d'une "musique" composée de divers bruits de la ville.  Le plus extraordinaire, c'est que la tour cybernétique possède un libre-arbitre, une "cellule d'indifférence" qui, dans son cerveau électronique, suspend, interrompt, ou prolonge les mouvements, qui apporte des ruptures imprévisibles entre les perceptions et les réactions.

Les tests ont donné entière satisfaction. Il reste évidemment à peaufiner quelques réglages. Le chant de la tour mérite le détour....

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK