Les ouvriers de la FN voudraient revenir aux horaires de travail d'avant covid

L'usine herstalienne à l'arrêt depuis mercredi
L'usine herstalienne à l'arrêt depuis mercredi - © Tous droits réservés

Depuis le début de la crise sanitaire, les entreprises ont dû s'adapter. Port du masque, lavage des mains, distance dans les réfectoires, les mesures de précaution sont généralement bien acceptées. Mais à la longue, les conséquences sur la sphère privée des travailleurs peuvent lasser. 

C'est le cas, par exemple, de la nécessaire désinfection des vestiaires entre deux équipes. La direction de la Fabrique Nationale a calculé que l'opération prend quarante-huit minutes, pour que les départs et les arrivées, et les nettoyeurs ne se croisent pas. D'où un allongement des prestations, pour qu'elles intègrent ce délai. Ce qui a été admis sans grande difficulté au début de la pandémie, mais qui n'est pas sans influencer le rythme de travail, notamment les pauses de nuit. Jusqu'ici réparties sur quatre jours par semaine, deux fois huit heures deux fois dix heures, elles s'étalent désormais sur cinq jours pour arriver à la durée hebdomadaire de boulot; ça peut paraître anodin, mais en pratique, ça revient à sacrifier la détente du samedi et provoque des soucis pour des garde d'enfants, par exemple.  Des demandes d'allègement ou d'aménagement de ce genre de dispositions sont restées insatisfaites. 

Plusieurs ateliers se sont arrêtés mercredi, et des pourparlers, jeudi en matinée, n'ont pas permis de trouver un compromis. Elle aurait dû reprendre ce vendredi. Mais un syndicat d'employés a souhaité l'intervention du ministère fédéral de l'emploi. Ce qui, jusqu'à lundi, paralyse les discussions. 

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