Coronavirus: les maastrichtois se préparent à un confinement "dur"

Annemarie Penn-te Strake, bourgmestre de Maastricht, et dame de compagnie pour ses administrés
Annemarie Penn-te Strake, bourgmestre de Maastricht, et dame de compagnie pour ses administrés - © Tous droits réservés

La stratégie hollandaise de lutte contre l’épidémie reste l’immunité de groupe. Mais ces termes ne doivent pas masquer la réalité : le gouvernement mise sur un "confinement intelligent": les restrictions aux déplacements sont multiples, les annulations d’événement, les fermetures de commerces également. Mais jusqu’ici, la tendance est restée aux recommandations plutôt qu’aux interdictions. Jusqu’ici ? Jusqu’au début de cette semaine, lorsque le Premier ministre a annoncé un durcissement des mesures. Et a laissé entendre qu’il pourrait bientôt les étendre et les renforcer encore, faute d'un niveau de discipline collective qui corresponde à ses attentes.

Les autorités locales maastrichtoises, en tout cas, s’y préparent. Un plan a été élaboré, avec un centre d’appels pour offrir ou demander de l’aide. Une association de jeunes propose aux aînés de promener leur chien. Une autre, de faire les courses. Et, pour les gens qui souffrent de solitude à la maison, un groupe de conversations à distance est mis en place. Et, à partir de ce vendredi, la bourgmestre Annemarie Penn-te Strake commence à lire régulièrement des histoires sur sa ville, afin de divertir celles et ceux qui s’ennuient.