Les logements atypiques ont de plus en plus la cote en Wallonie

Des containers utilisés comme logements sociaux dans le quartier de la Wade à Visé
Des containers utilisés comme logements sociaux dans le quartier de la Wade à Visé - © La Régionale Visétoise d'Habitations

Mini-maisons sur roues, chalets ou yourtes... Les logements atypiques ont de plus en plus la cote chez nous. Moins chers que les maisons traditionnelles, ces habitations ont chacune leur spécificité. Elles témoignent d'une autre manière de se loger. Et s'adaptent aux besoins de certaines tranches de la population.

4 mois au lieu d'un an

A Tilff, l'Union des villes et des communes organisait une après-midi de réflexion consacrée aux logements atypiques. Parmi ces habitats légers, figurent notamment les containers aménagés. S'ils rentrent dans le cadre législatif, les pouvoirs publics hésitent encore à les utiliser.

A Visé, dans le quartier de la Wade, voilà plus d'un an que 4 logements sociaux ont été aménagés dans neufs containers maritimes recyclés. "J’ai vu des kots réalisés à base de containeurs maritimes et je me suis dis qu’il fallait essayer. Quand la Wallonie a lancé l’idée de projet, je me suis lancé. L’avantage est la rapidité d’exécution, cela se réalise en 4 mois alors que pour un logement traditionnel social, il faut compter un an. Le cout a également une importance. On est à 80 000 euros pour 120 000 lorsqu’il s’agit de traditionnel" explique Philippe Vincent, responsable technique de la Régionale visétoise d'habitations.

Jusqu'à 20% moins cher

A Amay, c'est un ensemble de 11 logements sociaux qui doit voir le jour dans des containers en 2017. 10 sont destinés à des personnes vivant seules. "Dans quelques années, près de la moitié des ménages en Wallonie sera composé d’une personne. Or, le logement neuf pour une seule personne coûte très cher. Le container est donc compétitif, 15% à 20% moins cher en prix de revient en m2 et c’est plus rapide" analyse Michel Longueville, chargé de projet pour l'EFT Cofcub.

En 3 ans, l'entreprise Cofcub a transformé une cinquantaine de containers en habitations, essentiellement pour des particuliers. Le marché public du logement reste encore timide face à ce nouveau type d’habitations.

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