Les juges de paix liégeois ont enfin un président: Robert Waxweiler

Le bâtiment "F" duy nouveau palais de justice, où siègent les juges de paix des cantons liégeois
Le bâtiment "F" duy nouveau palais de justice, où siègent les juges de paix des cantons liégeois - © Tous droits réservés

Après quasiment une année de vacance, et deux appels aux candidatures, le mandat de président des juges de paix liégeois devrait enfin être attribué. En tout cas, à l'issue de l'examen des dossiers par la commission francophone des nominations, c'est Robert Waxweiler qui est proposé à la signature du ministre de la justice, pour les cinq ans à venir, et qui va succéder à Thierry Papart, tragiquement disparu en août dernier.

Même si le grand public en méconnaît généralement l'importance, c'est un poste clef, et ce pour trois raisons.

D'abord parce que l'influence de ce président couvre tout le territoire de la province: trois tribunaux de police, et surtout, une vingtaine de juges de paix.

Deuxièmement, parce que cette justice de proximité s’apprête à subir une réorganisation en profondeur, avec des cantons à supprimer, et donc des audiences de plus en plus éloignées des citoyens. C'est donc le président Waxweiler qui va devoir gérer cette réforme.

Et puis, peut-être surtout, il devient l'autorité disciplinaire de ces magistrats. Or, les affaires dont ils s'occupent sont, de plus en plus souvent, des problèmes d'arriérés de factures de gaz et d'électricité, et surtout des litiges locatifs, des loyers non payés, des appartements pourris.

Il arrive que le syndicat national des propriétaires dénonce l'un ou l'autre juge de paix, parce qu'il le considère  trop sévère envers les bailleurs, trop à l'écoute du droit au logement.

Le président Waxweiler, qui est catalogué d'obédience libérale, mais qui est de caractère très consensuel, entend certes harmoniser les procédures, mais avec souplesse, "sans porter atteinte à la liberté juridictionnelle", sans remettre en question les différences de jurisprudence entre les cantons.   

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK