Les Iles de Paix reviennent ce week-end et innovent

L’opération Iles de Paix est de retour ce vendredi et ce week-end. L’opération fondée par le Prix Nobel de la paix Dominique Pire en 1962 en est à sa 50e édition. 22.000 élèves en Fédération Wallonie-Bruxelles y participeront pour vendre les célèbres modules mais aussi cette année deux nouveaux produits. En région liégeoise, la mobilisation sera de nouveau importante.

"Nous nous adressons et nous accompagnons des familles de producteurs, d’agriculteurs, avec pour objectif qu’ils puissent produire des aliments de qualité, des aliments biologiques, et qu’ils puissent se nourrir eux, leur famille et les consommateurs, tout en améliorant concrètement leurs conditions de vie", explique Kathia Morano, responsable de la récolte de fonds des Iles de Paix. Des agriculteurs qui se trouvent au Pérou, au Bénin, au Burkina Faso, en Ouganda et en Tanzanie.

Iles de Paix est aussi active en Belgique avec un programme d’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire. Elle s’appuie d’ailleurs sur les écoles pour sa campagne puisque 22.000 élèves de primaire et de secondaire d’écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles participeront à l’opération, sur un total de 40.000 bénévoles.

"Nous serons présents dans toutes les grandes chaînes de supermarchés et dans les centres commerciaux. C’est vrai que ce sera une mobilisation assez intense, notamment en province de Liège", affirme-t-elle.

Outre les célèbres modules et bracelets vendus 6 euros, deux nouveaux produits seront aussi proposés cette année : "Il y aura un sac à vrac, un sac à fruits et légumes, qui sera vendu 10 euros, et un bon à planter à 6 euros. Le principe de ce bon est qu’on plante un arbre ici en Belgique, dans nos forêts, et qu’on finance des programmes d’agriculture familiale durable en Amérique du Sud et en Afrique via Iles de Paix", précise encore Kathia Morano.

Pedro, l'agriculteur péruvien

Les Iles de Paix sont notamment présentes au Pérou à Huánuco, à 350 km au nord de Lima. C'est dans cette région que Pedro González, agriculteur, a fait des débuts difficiles dans l'agriculture : "Quand je suis arrivé de la forêt, j'ai acheté cette parcelle. J'ai commencé à semer des pommes de terre, j'ai investi 4000 dollars et je n'ai quasiment rien récupéré. Je n'en pouvais plus d'investir mon argent sans en tirer aucun intérêt. Je récoltais mes pommes de terre, je les vendais et puis je dépensais tout mon argent dans les produits chimiques." L'émission "Alors on change" s'est rendue au Pérou pour une émission spéciale. 

Les Iles de Paix sont actives dans cette région car le taux d'insécurité alimentaire y est très élevé, avec un taux d'anémie qui atteint entre 39 et 41%, et on a également un taux de malnutrition infantile qui atteint 33%. L'ONG belge a aidé Pedro à changer sa façon de travailler la terre, en lui proposant notamment des formations, l'objectif étant d'atteindre une vraie autonomie alimentaire.

Pedro González conclut: "Par le passé, après les récoltes, on brûlait tout. Par contre, aujourd'hui, je laisse les restes pourrir sur le sol. Je ne savais pas que brûler abîmait les sols. On récolte l'urine des animaux pour les cultures. En fait, on en fait du fertilisant écologique qu'on utilise pour les pommes de terre et tout le reste. C'est pour ça qu'on a des animaux. Ils nous aident bien."

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK