Les hôpitaux liégeois vont-ils s'entendre pour traiter leurs déchets infectieux ?

Un procédé wallon qui ne demande qu'à s'installer en région liégeoise, une intercommunale qui est d'accord d'investir: il faut encore que les hôpitaux liégeois s'entendent...
Un procédé wallon qui ne demande qu'à s'installer en région liégeoise, une intercommunale qui est d'accord d'investir: il faut encore que les hôpitaux liégeois s'entendent... - © Tous droits réservés

Vous avez sans doute déjà remarqué, dans le cabinet d’un médecin ou dans les couloirs d’une clinique, des poubelles jaunes. Ces bacs récoltent les objets coupants, piquants, tranchants, les aiguilles, les bistouris et les pansements, les draps, les seringues qui ont été en contact avec le sang d’un malade. Ces déchets, potentiellement infectés, doivent être traités selon une procédure particulière. Actuellement, les hôpitaux liégeois les expédient dans la seule société agréée, dans le Tournaisis. D’où d’énormes frais de transport.

Un projet existe, qui permettrait de diminuer ces coûts : une firme montoise a élaboré un procédé de neutralisation par micro-ondes. Elle le vend aux quatre coins du monde, mais elle n’est pas encore parvenue à l’installer en région wallonne. L’intercommunale Intradel pourrait s’équiper d’unité de prétraitement de ce genre pour brûler ensuite ces déchets dans son incinérateur. L’investissement tourne autour des deux millions et demi. Il faut remplir une condition : il faut un volume suffisant, il faut que tous les hôpitaux liégeois utilisent la filière. Et c’est là que les difficultés commencent.

Actuellement, chaque établissement dispose de ses propres contrats pour évacuer ses conteneurs jaunes, avec des clauses, des délais, des prix différents. Et, malgré l’intérêt économique, lancer un appel d’offres commun tient du casse-tête. Les services juridiques du bois de l'Abbaye tentent actuellement de trouver la solution.

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