Les food trucks des Ardentes, scrutés de près par l'AFSCA

Tous les food-trucks du festival sont contrôlés, avec une attention particulière pour les denrées potentiellement à risque.
Tous les food-trucks du festival sont contrôlés, avec une attention particulière pour les denrées potentiellement à risque. - © RTBF

Le festival liégeois des Ardentes démarre aujourd’hui. Ses quatre scènes, ses dizaines de milliers de festivaliers mais aussi ses dizaines de food trucks. Des petites enseignes de restauration que l’AFSCA- l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire- a passées au peigne fin.

A peine installé, le gérant de "Made in street", reçoit la visite de l’AFSCA. Le patron, originaire du nord de la France, propose à sa clientèle des hot-dogs et des gaufres. Pour ce premier contrôle de la journée, c’est Julien Hamoir qui est à la manœuvre. L’accueil est courtois. Premier point à vérifier : l’hygiène des lieux. De ce côté-là, aucun souci : "il y a de l’eau pour se laver les mains et le camion est propre", constate l’agent de l’AFSCA.

Depuis 2014, les restaurateurs sont également obligés de tenir à la disposition de leurs clients une liste des allergènes présents dans leurs aliments. Ici non plus, rien à redire. Le patron dégaine son smartphone. La liste semble complète.

Ça peut rapidement créer des files devant les Cathy cabines

Vient enfin l’analyse des températures. Les contrôleurs s’engouffrent dans le camion réfrigéré, un thermomètre à la main. Température constatée : – 15 degrés. C’est trois degrés de trop. Depuis son arrivée, le restaurateur est en fait confronté à une panne de courant sur son emplacement. Rien de catastrophique puisqu’il y a une petite marge de tolérance, mais il va falloir agir vite, sans quoi l’AFSCA pourrait demander la destruction des stocks de nourriture. "Nous repasserons un peu plus tard pour voir si le problème est réglé", annonce Julien Hamoir.

Respecter les normes d’hygiène et de conservation des aliments est évidemment moins aisé dans un food truck que dans une structure en dure. Les problèmes constatés sont souvent les mêmes : "l’accès à l’eau pour se laver les mains et les températures de conservation", explique Jean-Sébastien Walhin, le porte-parole de l’AFSCA. "Par forte chaleur, si un frigo tombe en panne, on peut vite avoir des viandes à 20 ou 25 degrés et un développement de bactéries". Conséquence ? "Ça peut rapidement créer des files devant les Cathy cabines", détaille le porte-parole de l’agence fédérale.

Les gérants de food trucks seraient néanmoins de plus en plus sensibles à cette problématique et les règles d’hygiènes et de conservation, globalement bien respectées.

Archives: Journal télévisé 14/05/2019

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