Les festivités liégeoises du nouvel an chinois, vecteur viral de la pneumonie de Wuhan ?

Le troisième samedi de janvier, les liégeois ont fêté avec fastes le nouvel an chinois : lampions dans les principales artères de la ville, cortège de rue, réception officielle, et surtout, spectacles de danses, d’acrobaties, de théâtre et de chants, en présence du bourgmestre Demeyer et du ministre Borsus. Cinq des groupes qui se sont produits sont originaires… de la province de Wuhan, c’est-à-dire de l’épicentre de l’épidémie de coronavirus.

A l’époque, les précautions et recommandations actuelles ne sont pas encore entrées en vigueur, puisque la transmission entre humain n'est confirmée que cinq jours plus tard. Alors, faut-il s’inquiéter d’une éventuelle contagion ? Les premières informations, sans rassurer totalement, ne devraient pas provoquer de mouvement de panique. En effet, pour ceux des artistes déjà rentrés au pays, personne n’est actuellement malade. C’est du moins le message reçu par l’une des associations organisatrices de l’événement. La période d’incubation est de quatorze jours, au plus. Plus le temps passe, plus il devient improbable qu’un des ressortissants chinois présents en région liégeoise lors de ces réjouissances ait été infecté.

Les services de veille sanitaire rappellent que tout médecin généraliste consulté par un patient qui présente un syndrome grippal doit lui demander s'il a été en contact avec une personne malade qui a récemment séjourné en république populaire, ce qui doit suffire à circonscrire le problème. 

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