Les étudiants jobistes sont de plus en plus souvent des intérimaires

Le salon des jobs d'été a rencontré un franc succès, ce samedi à Liège
Le salon des jobs d'été a rencontré un franc succès, ce samedi à Liège - © Tous droits réservés

La ville de Liège a organisé ce samedi son désormais traditionnel salon pour les étudiants jobistes : c’est déjà maintenant que l’été se prépare, pour décrocher le bon contrat, auprès du bon employeur. Les enseignes de la grande distribution ont la cote, à voir les files d’attente devant les tables des recruteurs de Delhaize, de Décathlon ou de Burger King. Par contre, Club Med ne semble guère attractif. Mais il faut dire que la plupart des propositions de boulot émanent d’agence d’intérimaires. Elles sont parfois très spécialisées. La société Express Medical, par exemple, espère trouver une cinquantaine de personnes : "Nos clients sont des hôpitaux, des maisons de repos, des polycliniques ; nous ne recherchons pas nécessairement du personnel qualifié et diplômé : dès la deuxième année en baccalauréat d’infirmier, par exemple, les étudiants peuvent prester comme aides-soignants" confie la préposée.

Faut-il se méfier du statut d’intérimaires ?

Et puis deux tables de conversation sont tenues par des syndicalistes : "Il est important de bien sauvegarder ses droits" confie l’un d’eux, Manuel Adam, "les droits sociaux, les droits salariaux ; de ce point de vue, le recours de plus en plus fréquent des employeurs à des agences d’intérimaires pour trouver des jobistes d’été, peut parfois poser des problèmes : les gens ne savent plus toujours très précisément pour qui ils travaillent…"

Parmi les secteurs qui embauchent, la récolte de dons caritatifs en face-à-face. Nigel Battaglia, de la société Activate, considère que c’est un boulot attractif : "Le porte-à-porte, le face-à-face, ce n’est pas facile tous les jours. Mais, dans nos équipes, l’ambiance est excellente. Nous travaillons pour plusieurs "bonnes causes". Il y a une période d’essai de trois jours, pendant lesquels nous demandons aux nouveaux de ramener neuf donateurs. Mais nous sommes très flexibles. Nous demandons aux étudiants de travailler au moins un jour par semaine, et ils choisissent librement les horaires. Nous avons un salaire fixe, et une prime en fonction du nombre de donateurs. "

Dans l’une des zones de ce salon, plusieurs exercices de simulation sont organisés : comment se présenter à un entretien d’embauche, comme rédiger une lettre de motivation. Parce que décrocher le bon contrat auprès du bon employeur, ça s’apprend.

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