Les éoliennes de Wonck, près de la frontière flamande, ne violent pas la "loyauté fédérale"

Ni la protection des chauve-souris, ni le respect des normes de bruit ne posent de problème
Ni la protection des chauve-souris, ni le respect des normes de bruit ne posent de problème - © Tous droits réservés

Le gouvernement flamand a donc échoué dans son recours contre le permis décroché par la société Elicio pour implanter neuf éoliennes, sur le territoire de Bassenge à quelques dizaines de mètres de la frontière linguistique.

Deux arguments ont été invoqués devant le conseil d’Etat. Le premier concerne les chauves-souris. Le site d’implantation se situe à moins d’un kilomètre d’une "zone spéciale de conservation", le plateau limbourgeois de Caestert, où des espèces de vespertilions sont protégées. Lors des études préliminaires, ces bestioles n’ont pas été recensées, ou alors au ras du sol, pas à hauteur des pales ; ça ne suffit pas à ôter tout doute scientifique sur l’absence d’effet nocif, mais les magistrats n’ont pas suivi ce raisonnement.

Le second grief n’a pas été retenu non plus. Les normes acoustiques sont plus sévères au nord qu’au sud du pays. Or, une quinzaine de maisons de Riemst vont subir des nuisances sonores Et la différence par rapport aux règlements en vigueur en région néerlandophone pourrait atteindre jusqu’à une demi-douzaine de décibels en soirée. L’administration wallonne a-t-elle manqué de loyauté ? Aurait-elle dû tenir compte d’un effet transfrontalier ? La réponse est non. Selon la constitution, chacune des régions doit appliquer ses décrets et rien que ses décrets. Le début des travaux ne devrait plus tarder.

Par contre, toujours à Wonck, un autre projet, mené par le groupe Luminus au lieudit Haut de Froidmont, vient d'être recalé.