Conseil provincial de Liège: une assemblée générale chez Publifin convoquée dans 6 semaines

La salle conseil provincial au palais des Princes Evêques
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Ce jeudi, c'était la réunion mensuelle du conseil provincial, et l'ordre du jour, son quatrième prévoit une "demande de convocation d'une assemblée générale de Publifin". Initialement, il aurait dû s'agir simplement d'une communication "à propos de l'intercommunale Publifin et plus précisément de ses anciens comités de secteur".

Il est 15h38 quand retentit la cloche qui appelle les élus à entrer en séance, avec un retard inhabituel, à la suite de discussions en coulisses et d'une réunion du bureau de l'assemblée.

Pas de changement avant 6 semaines chez Publifin

L'accord intervenu, au sein de la majorité provinciale, entre socialiste et libéraux consiste à convoquer, dans les six semaines, une assemblée générale de Publifin, pour discuter "de l'avenir de cette intercommunale": sous quelle forme, avec quelles structures ? La question va donc au-delà des démissions d'administrateurs qui ont été évoquées en début de journée, et qui ne vont donc pas intervenir immédiatement, en tout cas pas avant six semaines.

Selon le rapporteur, le réformateur Fabian Culot, il ne s'agit ni de charger ni de décharger personne, mais d'aller au-delà des remplacements individuels, pour entamer un débat de fond.

André Gilles défend Publifin

Le député-président André Gilles, par ailleurs président de Publifin, s'est alors lancé dans une défense et illustration de l'intercommunale et de ses succès industriels.

A propos des derniers développements, il a souligné que "le  récent rapport de l'administration wallonne au ministre de tutelle confirme que l'intercommunale n'a pas commis d'acte illégal, mais qu'il convient plutôt d'incriminer des lacunes décrétales."

Quant au reproche de manque d'éthique, "c'est aux membres des comités de secteur qu'il appartenait de respecter les règles déontologiques que Publifin avait édicté en interne".  Une manière de dire que l'état major de Publifin ne se sent pas responsable des mandataires qui ont perçu des "jetons de présence" sans participer aux réunions.

Une façon de s'absoudre qui risque de susciter de vives rancœurs et de fortes réactions politiques.

La motion a été votée par les groupes PS, CDH, MR. Les écologistes se sont abstenus, le PTB a voté contre. La Province détient plus de 60% des parts sociales de Publifin, et est donc à la manœuvre.

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