Les écoles sinistrées pourront-elles rouvrir à la rentrée ? "On travaille sept jours sur sept, on ne laisse rien tomber"

Une course contre la montre. À une semaine de la rentrée, les classes de nombreuses écoles sinistrées lors des inondations en juillet dernier ne sont pas encore prêtes à accueillir les écoliers. On estime que plus de 200 écoles ont été touchées. Toutes ne pourront par rouvrir normalement le 1er septembre. Alors on carbure pour ne pas trop retarder la rentrée des classes. Entre les derniers nettoyages, les ultimes réparations et une relance finale du chauffage, le travail ne manque pas.

"On travaille sept jours sur sept, on ne laisse rien tomber", assure Olivier Gabriel. Ce maçon et son équipe s’activent dans une école de Fraipont. L’établissement revient de loin : l’ eau est montée jusqu’à trois mètres de haut là-bas. Les planchers doivent être remplacés, des murs doivent encore sécher. Toutes les classes ne pourront être réhabilitées d’ici le premier septembre. Alors l’école a dégagé une solution temporaire pour compenser les espaces inutilisables : trois containers pour les maternelles et un pour une classe de primaire. "Deux autres classes situées à l’étage pourront être utilisées", ajoute Pascale Bertels, membre du Pouvoir organisateur de l’école libre de Fraipont. Un autre bâtiment, en cours de peinture, devrait être prêt pour accueillir bancs et tableaux d’ici une semaine.

Cinq classes disparues à l’Athénée d’Esneux

Et pour cette école qui compte ses places, c’est un coup dur. "Si nous voulions accueillir des classes supplémentaires, ça va être compliqué, on n’a pas les locaux en suffisance sur site", regrette Amir Hamidovic, préfet des études. Les cinq classes disparues seront relocalisées pour quelques mois. Le temps de remettre les locaux en état, avec l’aide des étudiants en menuiserie notamment : "On va essayer de faire participer nos élèves tant que possible, soit à la réparation des portes, des bancs ou de certains jeux. Cela fera partie de leur apprentissage", explique André Obsada, chef d’atelier à l’athénée d’Esneux.

Ici encore tout sera prêt pour la rentrée. Sur les 234 écoles sinistrées, une dizaine ne pourra pas en dire autant.

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