Les échevins d'Aubel refusent qu'une pharmacie quitte le centre de la bourgade

Une pharmacie, magasin de proximité, n'a pas sa place dans un complexe de moyennes surfaces
Une pharmacie, magasin de proximité, n'a pas sa place dans un complexe de moyennes surfaces - © Michel Gretry

Une officine, c’est un magasin de proximité. Voilà l’opinion de "l’observatoire du commerce", un organe officiel chargé d’analyser les implantations de boutiques à travers la région wallonne, et saisi récemment d’un dossier aubelois.

A l’entrée de cette bourgade qui compte seulement quatre mille habitants, un parc artisanal s’est petit à petit transformé : la route nationale est bordée de supermarchés de chaussures, de textiles, de bricolage, entre autres. Un cuisiniste est parti, récemment, et l’enseigne Okay, déjà sur les lieux, souhaite s’agrandir sur une partie de la surface libérée. Pas de souci. Le reste du bâtiment est convoité par le groupe V Pharma. Et là, c’est non ! Il est actuellement installé en plein centre du village. Il voudrait déménager. La distance n’est pas énorme, un kilomètre et demi à vol d’oiseau. Et il resterait quand même encore deux autres pharmacies, dans le voisinage immédiat. Mais ce n’est pas l’accessibilité qui constitue l’essentiel du problème, c’est l’attractivité.

Si l’offre du "complexe commercial" à l’entrée de la localité s’étoffe encore, les clients vont avoir une raison de moins de se rendre jusqu’au "centre" du village. Comme l’explique le premier échevin, Benoît Dortu, "un village, ce sont des habitants, mais c’est encore son animation, et nous estimons que le dynamisme commercial est un élément important de l’animation de notre village ; c’est vrai d’un kilomètre et demi, ce n’est pas une distance énorme, mais ça reste une menace de déplacer un commerce de proximité, comme une pharmacie, hors agglomération, le long d’une route nationale, dans un site accessible essentiellement en voiture." Le collège communal a émis un avis négatif, et a plaidé en ce sens auprès de l’observatoire du commerce, qui s’est donc rangé à ses arguments. C’est à présent à l’administration wallonne de trancher entre la demande des investisseurs, et la volonté politique des élus locaux.

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