Les doubles ronds-points: ils énervent certains, mais ont pourtant leur utilité

Peut-être avez-vous déjà vécu cette situation : au volant de votre voiture, vous sortez d'un rond-point... pour rentrer immédiatement dans un deuxième rond-point. C'est parfois perturbant.

A Seraing par exemple, au pied du pont, c'est un double rond-point qui a remplacé l'ancienne trémie. Ce type d'aménagement routier est de plus en plus utilisé. Et, s'ils crispent parfois les conducteurs, ils ont aussi leur utilité.

"J'ai manqué le frontal (…) C'est une horreur, les autres arrivent de partout !". A Soumagne, à Stembert ou à Wihogne, les doubles ronds-points énervent. Mais pour Claude Martin, l'ingénieur qui a importé l'idée en Wallonie, le double rond-point, c'est plus sûr que le grand rond-point unique. "Plus on accroît la taille du rond-point, plus la vitesse est grande. Et donc, plus grande est la difficulté de s’y insérer. Si on multiplie le nombre de bandes de circulation dans l’anneau central, il y a des conflits de circulation entre ceux qui circulent dans le rond-point et ceux qui veulent en sortir."

Moins d'embouteillages et d'accidents

Sur un grand rond-point unique, comme sur un rond-point allongé, on se coupe la route pour entrer et pour sortir. Le double rond-point offre moins d'occasions d'embouteillages et d'accidents.

Sur un grand rond-point unique, on roule vite. Le double rond-point oblige à ralentir. Un grand rond-point, ça oblige à exproprier. Le double rond-point prend moins de place.

Mais un double rond-point, c'est aussi compliqué. En tout cas, ça surprend. "Certes, cela prête à confusion. Maintenant, il fluidifie aussi le trafic et ne donne pas lieu à des accidents relativement graves", déclare Benoît Godart, de l'IBSR.

Pour apaiser les automobilistes, il serait sans doute utile de les signaler systématiquement ces doubles ronds-points…

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