Les délais ne finissent pas de s'allonger, dans le dossier D'Onofrio

Licio D'Onofrio risque fort d'échapper à la justice liégeoise
Licio D'Onofrio risque fort d'échapper à la justice liégeoise - © Tous droits réservés

Ce lundi, La Chambre des mises en Accusation de Lège aurait du se pencher, sur le dossier D'Onofrio, une vaste affaire de fraude aux transferts de footballeurs. Mais voilà, l'un des magistrats a été récemment hospitalisé, et l'examen du dossier a été reporté d'un mois. Il est désormais pratiquement acquis que les délits seront prescrits avant qu'une décision de justice définitive ne soit rendue.

C'est la faute à pas de chance. Dans cette enquête à tirroirs, plusieurs inculpés se sont ingéniés à allonger les délais. Mais cette fois, c'est un magistrat, malade, sérieusement malade, qui s'est porté pâle. Les débats ont été reportés à la fin du mois, sans garantie de guérison. Il faudrait alors peut-être recomposer une nouvelle chambre des mises en accusation, et recommencer à zéro... alors que, pour cette enquête pour faux, usage de faux, et blanchiment, qui a démarré voici une petite douzaine d'années, il s'agit toujours, seulement, de dire s'il faut ou non renvoyer, et qui, en correctionnelle.
Et si la Chambre des Mises en Accusation décide que oui, peut-être avant l'été, des prévenus peuvent encore se pourvoir en cassation. Un éventuel procès n'est pas à attendre avant mars 2016. Et si un éventuel condamné interjette alors appel, il faut encore deux ou trois années avant un jugement définitif. A ce moment-là, les faits seraient prescrits, c'est une certitude. Ce qui se profile pour le dossier D'Onofrio, c'est un enterrement de première classe..

Michel Gretry.

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